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Une jeune fille engagée dans l'aide humanitaire

Après avoir lancé un projet de collecte de chaussures pour les enfants de bidonvilles de Manille, aux Philippines, Pimprenelle Langlois, une jeune fille de 10 ans, organise cette fois une campagne pour les enfants du Burundi.

« La vie des enfants, elle est très dure et, moi, j'avais envie de faire quelque chose pour ces enfants. »

C'est à la lecture d'un livre de Paul Antoine Pichard que la fillette a été sensibilisée aux conditions des enfants dans le monde. Son premier projet, Mine d'ordures, inspiré du titre du livre, a permis d'expédier aux Philippines l'an dernier plus de 400 paires de chaussures, de l'argent et des fournitures scolaires.

Elle a décidé de poursuivre l'aventure, cette fois pour le Burundi, après une rencontre avec Giomed Niyozina, président de la Fondation Kira.

« Un jour, ma maman m'a présenté quelqu'un qui aide aussi des enfants dans de graves conditions et il m'a dit que peut-être, ça aiderait de ramasser des livres et là, je suis en train de ramasser des livres », dit la fillette, qui s'est fixé un objectif de 2000 livres.

M. Niyozina, dont la fondation aide à recueillir au Burundi des enfants de la rue afin de leur trouver une famille d'accueil et les ramener sur les bancs d'école, souligne que les livres sont un apport important au développement des enfants et de la société.

« L'ayant vécu moi-même, j'étais enfant dans la rue, j'ai eu des personnes en 1993 qui ont été tuées dans la guerre, je sais très bien qu'à travers la découverte de l'autre, la lecture, la lutte contre l'ignorance et la pauvreté, on peut arriver à changer les mentalités en aidant ces enfants pour que le monde change avec eux. »

Il estime que la démarche de la petite Pimprenelle pourrait avoir un impact important pour le Burundi, un pays francophone où, explique-t-il, il n'y a pas vraiment de structure de bibliothèque.

De son côté, la jeune Pimprenelle entend poursuivre ses initiatives pour aider les enfants dans le monde et aimerait que davantage de personnes y soient sensibilisées.

« Très honnêtement, je trouve que les gens pourraient plus se sensibiliser à l'extérieur et pas se concentrer juste sur Québec. Je ne dis pas qu'il n'y a personne qui se sensibilise sur d'autres pays, mais je pense qu'il n'y en a pas assez », dit-elle.

La jeune fille recueille les livres à son école, le Collège Stanislas, sur le chemin Sainte-Foy.

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