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Une majorité de citoyens appuie la clinique sans médecin SABSA

Une majorité de citoyens de la région de Québec croit que le gouvernement doit financer la clinique sans médecin SABSA, selon un sondage Léger réalisé pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Dans une proportion de 64 %, les répondants se disent en désaccord avec la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de ne pas financer la clinique de proximité du boulevard Charest, dans Saint-Roch.

L'établissement vient en aide à une clientèle défavorisée, souvent réfractaire au système de santé traditionnel ou trop désorganisé pour y accéder.

Le gouvernement souhaite que la clinique où pratiquent deux infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne soit intégrée dans un Groupe de médecine familiale (GMF) et qu'elle soit sous la supervision de médecins.

Une forte majorité des répondants (89 %) estiment qu'il est souhaitable que les professionnels en soins, comme les infirmières et les inhalothérapeutes, puissent administrer certains soins courant actuellement donnés par les médecins.

Plus du tiers des répondants disent par ailleurs avoir déjà entendu parler de la clinique qui a vu le jour en décembre 2011.

La Coopérative de solidarité SABSA, qui traite plus de 1200 patients, a besoin de 500 000 $ par année pour fonctionner. Elle est menacée de fermeture faute de financement.

La cofondatrice de SABSA, Isabelle Têtu, espère toujours trouver un terrain d'entente avec le gouvernement pour poursuivre ses activités.

« La discussion qu'on désire poursuivre avec le gouvernement c'est comment on pourrait s'arrimer sans perdre une certaine autonomie, mais en ayant des comptes à rendre à l'état pour être capable de desservir une clientèle qui ne rentre pas dans les structures actuelles », explique l'infirmière praticienne.

Si le gouvernement maintient sa position, les infirmières commenceront au cours des prochaines semaines à recommander les patients à d'autres intervenants. Seuls les soins aux personnes infectées par l'hépatite C pourront être maintenus.

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