Lévis aura une nouvelle centrale de police, qui sera située en plein cœur de son territoire, sur la 5e Rue, dans le secteur de Saint-Romuald. Le nouveau bâtiment permettra de regrouper sous un même toit tous les services policiers et juridiques, dont la Cour municipale.

La nouvelle centrale remplacera les deux postes de police actuels, situés à Lévis et Saint-Romuald. Elle sera située dans un secteur « stratégique », le long de l'autoroute 20.

Avec la croissance de la population, le projet, qui est dans l'air depuis une dizaine d'années, était rendu nécessaire, selon le maire Gilles Lehouillier.

« Les deux centrales sont désuètes, elles ne répondent plus aux besoins. Celle de l'Est avait été construite pour recevoir 65 policiers, il y en a 130. On ne peut plus continuer de la façon dont on est organisé », soutient-il.

L'an dernier seulement, Lévis a accueilli 1250 nouveaux citoyens. « La population augmente constamment et il faut être en mesure d'offrir des services de qualité et surtout d'avoir une efficience dans l'action et la rapidité d'intervention », affirme le maire.

Le maire souhaite que les nouvelles installations permettent d'augmenter la juridiction de la Cour municipale afin de traiter plus de dossiers directement à Lévis, sans devoir passer par le palais de justice de Québec. « Si on n'a pas un palais de justice complet, n'est-il pas possible d'ajouter des services », soulève Gilles Lehouillier.

En 2013, la Ville avait déjà obtenu des pouvoirs accrus auprès du ministère de la Justice lui permettant de traiter notamment des dossiers de vols qualifiés. Elle entend faire une autre demande pour obtenir le traitement d'infractions plus graves. 

Le coût de la nouvelle centrale devrait s'établir entre 20 à 25 millions de dollars, selon les estimations de la Ville. Son ouverture est prévue dans trois ans.

Des pistolets Taser à Lévis?

Par ailleurs, le service de police de Lévis envisage de se doter de pistolets à décharge électrique. La Ville se montre ouverte à l'idée, à condition qu'une formation adéquate soit dispensée.

« C'est plus que le simple achat d'un appareil, il faut penser à la formation, il faut penser au mode d'utilisation. Comment on va encadrer cette utilisation-là? C'est un travail qu'on réalise actuellement. », a expliqué le directeur par intérim du service de police, Yves Després. Des recommandations sont attendues avant l'été.

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