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Une pénurie d'employés lourde de conséquences pour des restaurateurs

La pénurie de main-d'oeuvre prend des proportions alarmantes dans certains restaurants. Des commerces ont été forcés de réduire leurs heures d'ouverture et l'un des sept restaurants PFK de la région de Québec a même dû fermer ses portes en raison d'un manque de personnel.

Un texte de Guylaine Bussière

Le groupe Olympus Food Canada, gestionnaire de 64 restaurants PFK dans la province, confirme avoir fermé son restaurant de la rue Taniata, à Lévis, parce qu'il n'était plus possible de recruter des employés pour y travailler.

Une situation qui n'est pas idéale pour les affaires, concède le directeur des opérations d'Olympus Food, Richard Hébert. « On n'était pas en mesure de recruter aucun employé. C'est sûr que, financièrement, ce n'est pas positif. Ce sont vraiment des moyens de dernière minute », explique-t-il.

PFK n'est pas la seule bannière à vivre des heures difficiles. La chaîne Tim Hortons a également réduit ses heures d'ouverture dans son restaurant de Saint-Lambert-de-Lauzon. Une affiche aperçue dans la porte du commerce indique que la succursale est maintenant fermée la nuit. Le franchisé n'a cependant pas été en mesure de nous accorder une entrevue à ce sujet.

PFK a également été contraint de diminuer ses heures de services dans ses succursales de Sainte-Foy et celle du boulevard Hamel ces dernières semaines. Une cinquantaine de postes à temps plein et partiel sont actuellement à pourvoir pour la bannière dans la région.

Olympus Food tente d'attirer des employés en offrant des horaires flexibles et une rémunération plus élevée que le salaire minimum. Des recruteurs sont aussi actifs sur le web et les médias sociaux.

Ces initiatives n'ont toutefois pas donné les résultats escomptés pour le moment, admet le directeur des opérations de l'entreprise.

Un problème généralisé

L'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) confirme recevoir plusieurs appels désespérés de la part de ses membres.

Martin Vézina, responsable des communications pour l'ARQ, constate que le problème de pénurie ne cesse d'empirer. Les régions où le taux de chômage est très bas, comme c'est le cas dans la Capitale-Nationale, sont particulièrement touchées par la pénurie de main-d'oeuvre.

« On a vu une baisse de 9 % d'employés disponibles chez les 18-25 ans, ces jeunes qui traditionnellement composent notre bassin de main-d'oeuvre », explique M. Vézina.

Propriétaire de quatre restaurants dans la rue Saint-Joseph, l'homme d'affaires André Morissette doit pour sa part jongler avec les horaires de ses employés et les heures supplémentaires pour combler ses besoins en personnel dans ses restaurants Yuzu, Ashton, le Mo resto-bar et le pub Edward.

Les gérants assurent certains remplacements pour faire fonctionner les restaurants. Même des employés à la retraite reviennent donner un coup de main, explique le restaurateur.

Celui qui aurait un besoin urgent de près d'une dizaine d'employés lance un cri du coeur aux gouvernements : « Qu'ils se dépêchent à leur donner des permis de travail aux immigrants, il y a sûrement de la place pour eux autres », dit André Morissette.

L'ARQ estime aussi que l'embauche de travailleurs étrangers est une solution pour combler le manque de personnel en restauration.

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