Retour

Une politique de transport scolaire qui crée du mécontentement

Des parents de l'arrondissement de Beauport estiment que la politique de transport scolaire de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries brime leur enfant, qui fréquente une école différente que son école de quartier.

Un texte de Jean-François Nadeau

La fille d'Anne Boudreau et son conjoint François Jacques, Alicia, fréquente l'école La Primerose depuis l'an dernier. La famille qui est arrivée à Québec l'année passée a dû inscrire la fillette dans cette école à quelques kilomètres de leur demeure à la demande de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, puisqu'il n'y avait plus de place disponible dans l'école de quartier La Farandole.

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries fournissait alors le transport scolaire.

Or cette année, la Commission scolaire refuse que l'enfant continue d'utiliser le transport scolaire pour poursuivre sa scolarité à l'école La Primerose.

La Commission scolaire a demandé que la jeune fille intègre l'école de bassin où de la place était de nouveau disponible, mais les parents ont choisi de maintenir leur enfant à l'école La Primerose. Devant cette décision, la Commission scolaire demande à la famille d'assurer eux-mêmes le transport de leur enfant.

Le couple ne comprend pas pourquoi la Commission scolaire refuse de leur fournir le transport, alors qu'à la base, le choix d'école leur a été imposé.

« Quand un enfant est attitré à une école autre que son école de bassin, il faudrait que la Commission scolaire considère que l'enfant va être inscrit à cette école-là jusqu'à la fin de son parcours primaire, soutient François Jacques. Parce que sinon, ça n'a pas de bon sens. Tu ne changes pas un enfant d'école comme tu changes un crayon de boîte. »

Question de stabilité

Les parents souhaitent maintenir l'enfant dans l'école assignée au départ afin de lui assurer une stabilité et éviter qu'elle ne change de milieu une troisième fois en trois ans.

« Je trouve surtout que ce n’est pas prendre en considération le bien de l'enfant, renchérit Anne Boudreau. On parle d'un enfant. Elle a des besoins, des émotions. Ce n’est pas une chose, ce n’est pas un objet. Moi, j'ai l'impression que notre fille se fait prendre pour un objet. »

Les parents affirment qu'il y a un arrêt d'autobus tout près de leur résidence, pour l'autobus qui se rend à l'école actuelle de leur enfant.

« On s'est dit : "on va le payer le transport", raconte Anne Boudreau. Si c'est juste ça, on va le payer. Finalement, ils nous ont dit : "non, l'autobus ne passe pas par là. L'autobus est plein, il n'y a pas de point de chute." Ironiquement, il y a un point de chute qui passe à 500 mètres d'ici. »

La Commssion scolaire explique aux parents que selon sa politique de transport, elle n'a pas l'obligation de fournir le transport scolaire aux élèves qui ne fréquentent pas leur école de bassin. La même politique s'adresse à tous les enfants.

Cette année, 51 élèves de la Commission scolaire sont inscrits par obligation dans une autre école que celle de leur quartier. L'année passée, 86 enfants étaient dans cette situation.

Anne Boudreau et François Jacques songent à porter plainte au protecteur de l'élève.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine