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Une première compétition de pêche à la mouche dans l’est du Québec

La forêt Montmorency accueille cette fin de semaine une activité peu commune, mais dont l'enjeu est de taille pour les participants. Il s'agit du tout premier championnat de pêche à la mouche à avoir lieu dans l'est du Québec. Les pêcheurs y accumulent des points dans l'espoir de représenter le Canada au championnat mondial en 2018.

L’un des organisateurs de la compétition, Guy Robert, explique que la tenue de l’événement sur la rivière Montmorency était une façon de promouvoir la pêche à la mouche « à l’autre bout de l’autoroute 40 ». D’habitude, les championnats ont surtout lieu dans la région de Montréal.

Au total, 16 compétiteurs, dont 3 femmes, sont répartis en 8 duos. Pas moins de 14 bénévoles comme Guy Robert jouent le rôle d’arbitre, en quelque sorte, au cours des séances de pêche qui durent deux heures.

« On doit s’assurer que les compétiteurs respectent les règlements, faire la compilation des poissons, des temps. Après ça, avec une équipe, on va faire le comptage de tout ça », en fonction du nombre de prises, explique-t-il.

Remise à l'eau obligatoire

Comme le nombre de poissons extirpés de la rivière est élevé, la remise à l’eau est obligatoire. De plus, les ardillons – ces petits crochets qui retiennent encore plus fermement les poissons au bout de certains hameçons – sont interdits pour la compétition.

« Si on ne fait pas ça, il n’y en aura plus de poissons. Nos pères nous ont montré comment vider une rivière, comment vider un lac. Nous, on doit faire autrement. On doit apprendre à nos enfants à conserver. »

La passion et la concentration

Tom Irving est parti de l’Ontario pour venir participer à la compétition. « C’est un endroit magnifique, dit-il en anglais. C’est possible que le championnat mondial ait lieu ici l’an prochain alors c’est une opportunité de m’exercer! »

À son avis, les mots d’ordre à suivre pour avoir du succès dans sa discipline sont relaxation et concentration. Le champion canadien de pêche à la mouche, Calin Lumperdean, croit qu’il faut également trimer dur, en plus d’être fin observateur.

« J’ai travaillé beaucoup. J'ai été plusieurs fois sur la rivière, j'ai essayé plusieurs stratégies, j'ai essayé de lire la rivière. En fonction de ça, tu vas choisir comment tu vas pêcher, quelle sorte de mouche, quelle sorte de stratégie », explique-t-il.

La majorité des pêcheurs qui prennent part à la compétition en sont toutefois à leur premier championnat. C’est le cas de Danielle Beaulieu, qui se dit très satisfaite de sa performance jusqu’ici.

« Je suis super contente! », dit celle qui pratique la pêche à la mouche Tenkara, une canne télescopique dépourvue de moulinet. Elle était d’ailleurs « la première au monde », précise-t-elle, à pratiquer ce type de pêche dans une compétition de la fédération internationale de pêche à la mouche.

L’équipe gagnante sera dévoilée dimanche, lors de la dernière journée de compétition.

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