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Une prestation sans artifice de Win Butler à Québec

Win Butler, alias DJ Windows 98, était de passage à Québec jeudi, à l'Anti. Un rare passage dans la Capitale qui a fait davantage jaser que le fera sa performance de DJ d'un soir.

Une critique de Jean-Simon Fabien

Le chanteur et guitariste d'Arcade Fire a présenté sans artifice un programme néanmoins efficace, alternant entre des rythmes minimalistes et des succès judicieusement choisis pour délier les jambes et le bassin de spectateurs.

Parmi ce florilège de reprises, notons l'archiconnue Closer de Nine Inch Nails, Jimmy de M.I.A. ou encore Dancing Queen d'Abba.

Avare de commentaires, Butler a enchaîné les pièces enregistrées de son ordinateur portable, manipulant avec parcimonie la petite console placée devant lui. À quelques occasions, l'imposant artiste (il mesure 1,94 m) prenait une pause, le temps de siroter ce qui avait tout l'air d'être un scotch.

« Bonsoir, ce n'est pas un concert, alors dansez, a-t-il indiqué en début de programme alors qu'on entendait le bruit typique d'une connexion internet d'un vieux modem 56K. Vous ne me verrez pas vraiment faire autre chose que d'être debout ici. »

Ce manque de mise en scène n'a pas semblé importuner les gens qui s'étaient déplacés. L'ambiance était légère et tous se laissaient porter par les rythmes qui sortaient des caisses de son.

Win Butler a souvent mentionné, lors de la tournée de promotion du dernier album d'Arcade Fire, Reflektor, qu'il avait été influencé par les rythmes créoles et haïtiens. Certains des remixes présentés à l'Anti en témoignait avec l'omniprésence de percussions et d'instrumentation antillaises.

Plus tôt, DJ Duchesse a réchauffé la salle alors que Win Butler bavardait au bar. Mission accomplie pour la chroniqueuse Catherine Genest qui a proposé de lourds rythmes nimbés dans un éclairage violacé.

DJ Windows 98 se produira ce soir, à Montréal, dans le cadre de Pop Montréal.

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