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Une proposition sur 10 ans pour repeindre le pont de Québec

Les maires de Québec et Lévis proposent un plan échelonné sur 10 ans pour repeindre le pont de Québec. Les libéraux fédéraux n'excluent pas de leur côté de bonifier les 75 millions qu'ils ont mis sur la table, à condition que le provincial emboîte le pas.

En tenant compte des 100 millions de dollars qui sont déjà promis par les différents ordres de gouvernement, le CN devrait financer les 200 à 300 millions de dollars manquants.

Sur un horizon de 10 ans, l'investissement pourrait représenter environ 15 millions par année, selon le maire Régis Labeaume. Un montant réaliste pour une entreprise comme le Canadien National, soutient-il.

Les maires Régis Labeaume et Gilles Lehouillier ont formulé cette proposition au terme d'une deuxième rencontre sur le dossier, présidée par le ministre fédéral Jean-Yves Duclos.

Loin d'avoir acquiescé à la demande des maires, le vice-président des affaires juridiques du CN, Olivier Chouc, s'est contenté de dire que l'entreprise n'investirait pas dans la peinture, puisque ce n'est pas dans son mandat. Seule la sécurité du pont importe, a-t-il répété.

« Il ne faut pas minimiser l'importance des investissements qu'on fait dans la structure. On s'assure que le pont est sécuritaire. »

Le représentant a tout de même indiqué que le CN allait coopérer en fournissant de l'expertise technologique pour la peinture du pont.

Offre bonifiée des libéraux

Les libéraux fédéraux ont bon espoir de trouver une solution pour dénouer l'impasse. Ils ne ferment pas la porte à la possibilité de bonifier l'offre de 75 millions de dollars qui avait été mise de l'avant par les conservateurs.

Le parti de Justin Trudeau est même prêt à aller plus loin, pourvu que le gouvernement provincial délie les cordons de sa bourse aussi. Le provincial a déjà promis 23,5 millions de dollars alors que les villes de Québec et Lévis assumeraient respectivement 1 million et 500 000 $.

« L'engagement de 75 millions de dollars tient toujours. Il pourrait impliquer une bonification avec le gouvernement québécois, puisqu'il est aussi question de travaux d'infrastructures », a précisé Jean-Yves Duclos.

La balle est dans le camp du nouveau ministre des Transports, Laurent Lessard, qui n'a pas assisté à la rencontre.

Les maires de Québec et Lévis disent garder espoir de voir leur proposition faire son chemin. Ils espèrent avoir une autre rencontre avec le CN et les divers intervenants d'ici décembre.

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