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Une « riposte scientifique » aux Fêtes de la Nouvelle-France

Une historienne de Québec lance un nouvel événement pour contrer « la place de plus en plus ténue de l'histoire » dans la programmation des Fêtes de la Nouvelle-France.

De jeudi à dimanche, en même temps que les Fêtes, une série de conférences et d’activités relatant le mode de vie des habitants des XVIIe et XVIIIe siècles sont présentées.

« C’est une sorte de riposte scientifique. C’est un peu ma réponse au déclin de l’histoire au sein des Fêtes de la Nouvelle-France. On veut ramener l’histoire au centre des préoccupations », explique l’organisatrice des Rendez-vous d’histoire de la Nouvelle-France, Catherine Ferland.

Tout en saluant le travail de l’organisation pour donner un caractère familial aux Fêtes, l’historienne affirme toutefois que le volet historique la laisse « sur sa faim ». Elle déplore aussi les « raccourcis historiques qui sont pris », notamment au Marché des saveurs qui offre des produits du terroir québécois, ou la programmation musicale « qui n'a pas grand-chose à voir avec la Nouvelle-France ».

Elle salue néanmoins la présentation de huit conférences historiques offertes cette année dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France, au Musée de la Civilisation, et le travail des bénévoles qui incarnent les personnages historiques.

Conférences et ateliers

Catherine Ferland s’est entourée d’une dizaine d’historiens et de gens qui gravitent dans des domaines connexes, comme un archéologue, des spécialistes de la reconstitution historique et une romancière historique, pour présenter les Rendez-vous d’histoire de la Nouvelle-France.

L'événement comprend une vingtaine de courtes conférences, d’une durée de 30 à 40 minutes, portant sur des sujets variés comme la vie musicale, l’alimentation ou la vie militaire en Nouvelle-France.

Des historiens s’amuseront également à visionner et commenter des extraits de films portant sur cette période de l’histoire afin d’analyser la justesse de la reconstitution.

Catherine Ferland qualifie son initiative de « planche d’essai » pour sonder l’intérêt des gens de Québec à ce genre d’événement.

« Mon but n’est pas de créer un événement parallèle, c’est qu’on parle d’histoire », affirme-t-elle, sans exclure un « rapprochement possible » avec l’organisation des Fêtes de la Nouvelle-France si elle en démontre l'intérêt.

Toutes les activités sont présentées gratuitement dans trois endroits des quartiers Saint-Sauveur et Saint-Roch, la brasserie Griendel, le Centre Édouard-Lavergne et le Centre récréatif Saint-Roch.

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