BILLET - L'été dernier, j'ai vraiment obtenu d'excellents résultats. Ma saison a commencé avec la première victoire de ma carrière en US Cup, ce qui m'a mené au sommet du classement général de cette compétition.

Un texte de Raphaël Gagné

J'ai ensuite fait la course qui m'a valu la médaille d'or aux Jeux panaméricains de Toronto, puis j'ai gagné un premier titre de champion canadien senior. J'ai finalement conclu cette saison de rêve avec une 6e place en Coupe du monde, mon meilleur résultat jusqu'à présent!

La question qui était sur toutes les lèvres : quelle a été la différence cette année? Je dirais que la maturité a joué un rôle important. J'ai appris de mes bons et de moins bons coups. Avec toutes ces années d'expérience, j'ai compris qu'il ne fallait pas en faire trop à certaines périodes afin de garder de l'énergie pour les moments clés. J'ai été en santé et en pleine forme toute la saison!

C'est sûr que de commencer l'année olympique au 13e rang du classement de l'UCI, ça me met vraiment en confiance! Avant, je partais de très loin sur la ligne de départ et je me retrouvais coincé dans le trafic. En étant dans le top 15, je suis maintenant sur la deuxième ligne, un gros avantage.

Pour ce qui est de la qualification olympique, l'année 2015 était aussi importante que celle qui approche. Nos résultats comptent pour qualifier le pays jusqu'au mois de mai prochain. Pour ma part, j'ai atteint le standard pour Rio, soit un top 12 en Coupe du monde, mais rien n'est encore gagné.

En février, je découvrirai la toute nouvelle base d'entraînement de l'équipe nationale de vélo de montagne à Bear Mountain, dans la ville de Victoria, en Colombie-Britannique. Ça ne fait même pas encore un an qu'elle est en place.

Le Canada n'avait pas de lieu d'entraînement précis avant cela. Il y avait très peu de périodes de préparation en équipe, mais je crois que nous allons en avoir un peu plus maintenant.

Troquer le vélo de montagne contre le cyclocross

Entre deux saisons de vélo de montagne, je pratique le cyclocross. L'an dernier, j'ai pris une pause parce que j'étais à l'école à temps plein et je ne voulais pas courir sans une équipe derrière moi. J'ai tenté une saison à mes frais il y a deux ans, mais j'ai vite su que c'était difficile de se surpasser dans cette discipline sans soutien. Nous avons généralement besoin de deux vélos, car nous pouvons changer de monture pendant les courses, et les frais liés aux déplacements ne sont pas négligeables.

Cet automne, j'ai été approché par Red Truck-Garneau, une équipe à rayonnement national. J'étais très content d'avoir trouvé une formation qui acceptait de me soutenir de septembre à novembre seulement. Généralement, une campagne de cyclocross s'étend jusqu'en janvier, mais je ne pouvais pas faire ça avant une saison complète de vélo de montagne.

Je suis très content de mon automne, surtout de mon dernier mois sur le circuit. Le cyclocross est un sport moins technique que le vélo de montagne, mais les montures sont aussi moins robustes et adaptées. Il n'y a pas de suspension et les pneus sont à peine plus larges que ceux d'un vélo de route. Il faut vraiment être un très bon pilote pour garder le contrôle en terrain glissant. C'est une discipline physique et l'aspect tactique est beaucoup plus important qu'en vélo de montagne.

Je trouve que c'est bien de travailler tous ces éléments dans un contexte différent de ce que je fais le reste de l'année. J'adore ce sport et je pense que ça m'apporte beaucoup de le pratiquer.

Je suis maintenant en congé jusqu'au 30 novembre, avant de recommencer l'entraînement et de repartir sur des bases solides.

Regardez l'une de mes courses de cyclocross qui a eu lieu plus tôt en novembre, à Northampton, au Massachusetts :

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