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Une salle d'attente symbolique pour les doctorants en psychologie

Des doctorants en psychologie ont amené leurs chaises et leurs vieux magazines devant l'Assemblée nationale pour créer une « grande salle d'attente solidaire ». La quarantaine d'étudiants interpelle le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, afin d'être rémunérés durant leur internat.

Une mobilisation similaire s'est tenue également devant les bureaux du ministre à Montréal. Les doctorants en psychologie boycottent depuis plus de quatre semaines leur internat et leur stage. Ils veulent être rémunérés à la dernière année de leur parcours universitaire, à l'instar des médecins, des pharmaciens et des infirmières spécialisées.

Ils affirment qu'ils sont les seuls en Amérique du Nord à ne pas être payés pendant leur internat. Ils justifient leur demande en estimant qu'ils accomplissent 80 % du travail d'un psychologue à cette étape de leur formation.

« On représente à peu près 20 % des psychologues qui travaillent dans le réseau public, alors on veut avoir accès à notre rémunération », fait valoir Eddy Larouche, président par intérim de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie.

Un appui politique

La députée péquiste Diane Lamarre, porte-parole en matière de santé, appuie leurs revendications. En échange, elle suggère d'obliger les jeunes psychologues à travailler dans le système public pendant deux ou trois ans, ce qui permettrait de réduire l'attente « démesurée » des patients.

« Les étudiants sont d'accord avec cette recommandation et c'est une façon d'avoir rapidement, on parle de l'an prochain, 250 psychologues de plus dans le système public », affirme Mme Lamarre.

La députée déposera cet après-midi une pétition de 20 000 noms réclamant de « rendre obligatoire une juste rémunération des internats en psychologie ».

En août dernier, une proposition salariale a été présentée au ministre Barrette. Sans dévoiler les détails de sa demande, la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie dit se baser sur la moyenne canadienne qui s'élève à 31 000 $.

Les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont mandaté Luc Granger, ancien président de l'Ordre des psychologues du Québec, pour évaluer leur demande. Son rapport est attendu la semaine prochaine.

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