Le Café rencontre du centre-ville, qui offre des repas chauds aux moins nantis du quartier Saint-Roch, connaît une hausse importante de son achalandage depuis quelques mois.

« Juste par rapport à l'an dernier, on a 10 % à 25 % d'augmentation de l'achalandage sur l'heure du déjeuner et du dîner. C'est quand même considérable », constate le directeur général, Simon Fournier.

Chaque jour, en moyenne 250 repas sont servis au Café rencontre de la rue Saint-Joseph.

Pour 50 cents, il est possible de prendre un petit déjeuner avec toasts et café ou un dîner chaud. Au menu mercredi midi : soupe d'asperge, dinde en sauce avec breuvage et dessert.

Le service existe depuis presque 30 ans. Et la clientèle ne cesse d'augmenter. Mercredi, 267 dîners ont été servis.

En plus d'offrir un repas chaud, l'organisme permet à plusieurs de socialiser.

« Ça fait sortir de la maison, rencontrer des gens, les repas sont bons, les discours des intervenants sont bons », résume Karine Lemay, 40 ans, qui fréquente l'endroit depuis plusieurs années.

Le Café rencontre est fréquenté en majorité par des hommes. « Il y a trois hommes pour une femme. La moyenne d'âge est de 55 ans », précise le directeur général.

Ces derniers mois, il remarque une hausse de la détresse chez les femmes de 18 à 40 ans. « D'autres organisations qu'on a consultées nous disent la même chose. Ils observent une grande détresse psychologique chez les femmes de cet âge. »

Favoriser la mixité sociale

Afin de faire tomber les préjugés sur la pauvreté, les commerçants, résidents et travailleurs du quartier étaient invités à y dîner mercredi. L'organisation n'a pu savoir combien de personnes ont répondu à l'appel, mais on n'a pas compté plus de trois ou quatre nouveaux visages.

Un groupe d'élèves s'était néanmoins déplacé dans le cadre d'un projet éducatif chapeauté par le Morrin Centre.

« C'est une belle expérience de voir les gens un peu moins fortunés, être capable de leur parler, de comprendre leur histoire », souligne Ilona Szabo, une élève de Québec High School.

Malgré la revitalisation du quartier, les plus pauvres sont toujours bien présents, rappelle M. Fournier. « La clientèle pauvre est cachée dans les organismes qui la desservent. »

Le Café rencontre aura une nouvelle chance de favoriser la mixité sociale au cours des prochains mois, puisqu'une champagnerie ouvrira ses portes juste à côté.

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