Retour

Université Laval : 12 accusations contre Thierno-Oury Barry

Thierno-Oury Barry, un des hommes accusés en lien avec les intrusions et les agressions sexuelles commises dans une résidence étudiante de l'Université Laval, fait maintenant face à 12 chefs d'accusation.

L'étudiant de 19 ans, qui a été accusé samedi d'introduction par effraction, était de retour en cour mercredi pour son enquête sur remise en liberté. Cette dernière n'a pas eu lieu puisque de nouveaux chefs d'accusation ont été déposés contre lui.

Il fait maintenant face à quatre chefs d'introduction par effraction et agression sexuelle, à six chefs d'accusation d'introduction par effraction dans l'intention de commettre un acte criminel et à deux tentatives d'introduction par effraction.

En portant des accusations d'introduction par effraction pour commettre une agression sexuelle plutôt qu'agression sexuelle simple, la poursuite espère obtenir une peine plus sévère, advenant une condamnation de Thierno-Oury Barry, explique René Verret, porte-parole pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

« Introduction par effraction avec commission d'un acte criminel, c'est objectivement plus grave, c'est passible d'un emprisonnement à vie, tandis que l'agression sexuelle commise sur une personne adulte est passible d'une peine de 10 ans maximum. »

Toujours incarcéré

Le jeune homme est considéré comme le principal suspect dans les événements du 15 octobre dernier. L'étudiant de Guinée était inscrit au baccalauréat en économie à l'Université Laval. Il a été arrêté dans un appartement de Sainte-Foy.

Thierno-Oury Barry est détenu depuis samedi dernier. La Couronne s'est opposée à sa remise en liberté.

Il sera de retour en cour le 4 novembre pour son enquête sur remise en liberté. C'est à ce moment que la défense présentera des garanties, comme le dépôt du passeport de M. Barry, afin d'obtenir sa libération, mentionne l'avocate de la défense, Me Geneviève Bertrand.

« Ça sera à la juge de déterminer si les garanties qu'on lui propose vendredi prochain sont suffisantes pour remettre M. Barry en liberté », a résumé Me Bertrand.

Il est interdit à Thierno-Oury Barry de communiquer ou de tenter de communiquer avec les plaignantes, âgées de 18 à 20 ans.

L'autre suspect, un homme de 20 ans, habitait le pavillon Alphonse-Marie-Parent où les événements se sont produits. Il n'a pas été accusé et a été libéré sous promesse de comparaître au cours des prochaines semaines.

Les deux étudiants ont été suspendus de l'Université le temps des procédures judiciaires.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L’amour selon le zodiaque