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Université Laval : 75% des étudiants ont vécu des situations inconfortables avec leur prof

Près de trois étudiants sur quatre inscrits aux études supérieures à l'Université Laval ont vécu des situations inconfortables ou de la vulnérabilité avec leur directeur de recherche, selon les résultats préliminaires d'une consultation menée par une association étudiante.

Un texte de Fanny Samson

Un peu plus de 1000 répondants ont répondu au sondage diffusé par courriel et sur les réseaux sociaux au mois d’octobre par l’Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS).

Les questions posées portaient sur les pratiques d’encadrement au deuxième et troisième cycle, mises en place par l’établissement d’enseignement en 2008.

Il n’est pas encore possible de « préciser la nature de ces situations inconfortables ou de cette vulnérabilité ni d’évaluer précisément la sévérité du phénomène », peut-on lire dans le communiqué publié vendredi par l'association étudiante.

L'AELIÉS affirme avoir été surprise par ces résultats. « Une situation inconfortable ou de la vulnérabilité, ça peut prêter à plusieurs interprétations. On a voulu rester prudents sur le sens que ça pouvait prendre », explique le président de l’association, Pierre Parent Sirois.

Relation d’encadrement bénéfique

La relation d’encadrement est considérée comme bénéfique par un peu plus de 80 % des répondants. Plus du tiers ont affirmé que ce rapport a contribué à l’avancement des travaux dans les délais établis.

Près de 70 % des étudiants sondés ont fait savoir que la relation avec leur directeur de recherche a favorisé leur intégration au milieu académique.

Un peu moins de la moitié des répondants ont dit avoir signé une entente d’encadrement qui porte notamment sur la fréquence des rencontres et la rétroaction. Il s’agit d’un contrat écrit entre l’étudiant et sa direction de recherche. Environ 70 % d’entre eux pensent que l’entente a eu un impact positif sur la réalisation du projet de recherche.

Moins du quart des étudiants qui ont répondu au sondage ont indiqué recevoir de la rétroaction de la part de leur direction de recherche une fois par semaine. La majorité, soit près de 59 %, a affirmé recevoir des commentaires chaque mois.

Approfondir la démarche

Par voie de communiqué, l’Université Laval estime que ces résultats lui permettront de poursuivre sa démarche sur la relation d’encadrement aux cycles supérieurs.

Selon le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard, « il y a encore des choses à améliorer, et le rapport de l’association va nous aider à identifier les enjeux et le suivi approprié pour progresser ».

Les données recueillies seront analysées afin de tirer des conclusions et établir des recommandations. Un mémoire doit être rendu public en décembre.

Avec les informations de Cathy Senay

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