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Université Laval : cartes magnétiques et interphones ajoutés aux résidences

De nouvelles mesures de sécurité sont apparues à l'Université Laval à la suite de la série d'intrusions et d'agressions sexuelles qui ont secoué le campus, il y  a trois semaines. Des lecteurs de cartes magnétiques ont été installés et un système d'interphone sera ajouté au pavillon Alphonse-Marie-Parent.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Les lecteurs de cartes magnétiques sont en fonction et les cartes ont commencé à être distribuées aux personnes concernées.

Un système d'interphone sera aussi mis en place. L'agent de sécurité en poste depuis les événements ne sera donc plus posté en permanence devant l'entrée. La direction de l'Université Laval veut ainsi lui permettre d'être plus mobile.

« On va tester, on va voir ce que ça donne d'avoir ces moyens technologiques là en remplacement d'un agent qui est posté 24 heures sur 24 à l'entrée du pavillon Parent. C'est dans le but de lui donner plus de latitude pour patrouiller partout, à l'intérieur comme à l'extérieur », assure Andrée-Anne Stewart, la porte-parole de l'Université Laval.

D'ici à ce que les nouvelles mesures soient fonctionnelles, tous les étudiants qui demeurent dans l'une des quatre résidences doivent utiliser deux clés pour entrer : une pour l'entrée principale et une autre pour leur chambre. Des agents de sécurité effectuent également des rondes de surveillance.

Au pavillon Alphonse-Marie-Parent, l'agent de sécurité qui est posté à l'accueil 24 heures sur 24 surveille toujours les allées et venues depuis les événements. L'agent en poste interpelle chacune des personnes qui entrent.

Ces mesures temporaires qui ont été implantées quelques jours après les événements irritent certains étudiants.

« Parfois, c'est un peu gênant avec l'agent de sécurité. On doit toujours présenter les clés, on les cherche. C'est chiant! » raconte Ludmilla Vekhff, une étudiante qui réside au pavillon Parent.

L'Université espère atténuer ces désagréments au cours des prochaines semaines en mettant en place les nouvelles mesures.

La direction de l'établissement souhaite par ailleurs s'assurer que le milieu de vie de ses étudiants résidants demeure agréable, tout en étant sécuritaire.

« On va améliorer notre milieu de vie, ce sera encore plus stimulant et propice pour leurs études », espère Mme Stewart.

Des experts sont en train d'analyser le système de sécurité mis en place dans les quatre résidences étudiantes. Leurs conclusions seront connues à la fin novembre.

Suivront des consultations menées auprès de la clientèle étudiante. Ces consultations seront réalisées par l'entremise de sondages, de discussions de groupes et de rencontres individuelles.

Le conseiller syndical des agents de sécurité se dit peu impressionné par les mesures mises en place jusqu'à présent par la haute direction. Selon Éric-Jan Zubrzycki, il s'agit d'une opération de communication, puisqu'il n'y a aucun agent supplémentaire qui a été embauché.

M. Zubrzycki déplore aussi le fait que ses agents ne soient pas consultés dans tout le processus.

« On n'a pas été invité. L'Université Laval n'a pas appelé le syndicat à participer à cette rencontre d'information. Pourtant, c'est nous qui représentons l'ensemble des employés de soutien, dont les agents de sécurité. Je pense qu'il devrait y avoir une consultation beaucoup plus large. »

Ce n'est qu'au printemps 2017 que l'Université Laval déterminera les orientations à prendre en matière de sécurité sur le campus.

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