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Université Laval : le PEPS fermé pour le week-end en raison de la grève

La grève des employés de soutien de l'Université Laval force la direction de l'établissement à fermer le PEPS pour toute la fin de semaine. Des milliers d'abonnés du complexe sportif n'auront pas accès à ses installations. Des entraînements et des compétitions ont également dû être annulés ou déplacés.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

Sur les 1950 employés de soutien de l’Université Laval qui sont en grève, environ cinquante travaillent au PEPS. Selon le conseiller syndical Éric-Jan Zubrzycki, la poursuite de la grève jusqu’au 1er mars va bientôt entraîner l’annulation de l’ensemble des activités organisées au Pavillon de l’éducation physique et des sports.

« On sait déjà qu’il y a un tournoi de hockey qui est annulé, les glaces n’étant pas fonctionnelles. Vraisemblablement, d’ici deux à trois jours, le PEPS va perdre ses piscines parce que la condition chimique des piscines ne pourra pas être maintenue. Ça veut dire que l’ensemble des activités du PEPS, d’ici quelques jours tout au plus, vont devoir cesser », prédit M. Zubrzycki.

Répercussions

La direction de l’Université Laval reconnaît que la grève a des répercussions sur les activités organisées au complexe sportif. Les quelque 5000 abonnés qui fréquentent normalement le PEPS le week-end n’auront pas accès au centre de conditionnement physique, aux piscines ni aux patinoires.

« C’est pour des raisons de sécurité, c’est par mesure préventive qu’on a décidé de fermer le PEPS en fin de semaine, explique la porte-parole Andrée-Anne Stewart. Nous sommes très désolés des inconvénients. »

Mme Stewart confirme qu’une compétition de natation qui devait avoir lieu au cours de la fin de semaine a été annulée. De plus, les parties d’un tournoi de hockey organisé par un cégep de la région qui devaient avoir lieu au PEPS ont dû être déplacées.

La porte-parole assure toutefois qu’aucun entraînement ou compétition des clubs sportifs du Rouge et Or universitaire n’a été annulé. Contrairement aux prétentions du syndicat, la direction assure que le personnel-cadre autorisé est en mesure d’assurer la maintenance des piscines et des autres équipements sportifs.

Briseurs de grève?

Le syndicat des employés accuse pour sa part l'université d'avoir recours à des briseurs de grèves. Il affirme que les quelques cadres autorisés à travailler durant le conflit sont incapables, à eux seuls, d’assurer la poursuite des entraînements et des compétitions des clubs du Rouge et Or.

« Du moment qu’on touche au matériel, c’est un briseur de grève. Dérouler un tapis synthétique, par exemple, c’est du matériel qui ne peut être touché que par le personnel, explique Éric-Jan Zubrzycki. On a déjà des photos qui sont prises. On a déjà des noms, on sait qui, on sait quand et on attend juste l’intervention du ministère [du Travail] pour qu’il émette les injonctions nécessaires. »

« Ce n’est pas du tout le cas, rétorque Andrée-Anne Stewart. Toutes les activités du Rouge et Or ont lieu dans les règles de l’art. »

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