Les immeubles de l'arrondissement la Cité-Limoilou sont tapissés de graffitis et le quart d'entre-eux ont été répertoriés dans le quartier Saint-Jean Baptiste. Le Conseil de quartier parle d'une nouvelle vague de vandalisme.

« En 2013, on était à peu près à 900 graffitis qui ont été recensés par le chantier urbain Graff'Cité. En 2014, c'était plus de 1400 et on pense que ça a augmenté, y compris l'hiver dernier, et ça, c'est un phénomène nouveau », déplore Pauline Guyomard.

Le Conseil de quartier a mis en place plusieurs solutions, dont une trousse de nettoyage gratuite, disponible à la quaincallerie Saint-Jean-Baptiste sur la rue d'Aiguillon. Cependant, problème ne semble pas s'atténuer. Aussitôt effacés, les graffitis ont tendance à réappaître.

« On veut beaucoup plus miser sur la prévention que sur la coercition. On va essayer de mettre en place des projets d'embellissement, de verdissement », précise Pauline Guyomard.

Pas assez de murales ?

Selon l'artiste visuel et le muraliste Phelipe Soldevila, une bonne façon d'embellir la ville et de prévenir les graffitis serait de les rendre légaux à plus d'endroits.

« Ce qui serait intéressant, c'est intéresserant, c'est plus de murs légaux dans la ville. On a en aucun. Si vous allez à Gatineau, il y en a 50 et le vandalisme a diminué de 70 %. Ici, on a nulle part où on peut aller se pratiquer. »

Le Conseil de quartier souhaite rencontrer à nouveau la Ville au cours des prochaines semaines pour proposer d'autres pistes de solution.

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