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Valcartier attend les ordres pour un déploiement en Irak

L'intention du gouvernement Trudeau de déployer un grand nombre de soldats en Irak pour lutter contre l'État islamique pourrait toucher les militaires de la base de Valcartier

La base militaire est sur les rangs pour devenir la première force opérationnelle prête à intervenir. Pour le moment, aucune mission n'a été confiée à cet effet.

Mais selon le brigadier général à la retraite Gaston Côté, il ne serait pas surprenant que les militaires de Valcartier soient appelés en renfort. « Ce serait dans l'ordre des choses qu'on fasse appel à eux puisque ce sont des troupes en haute disponibilité ». Maintenant combien de militaires seraient déployés pour participer à cette nouvelle mission de formation ?

Actuellement, 69 soldats canadiens sont sur le terrain en Irak pour former les troupes kurdes. Plusieurs questions doivent se poser en cas du déploiement d'un contingent de Valcartier, ajoute le militaire retraité. « Est-ce qu'on a la bon équipement, le bon personnel ? Il faut revoir la grille d'évaluation, pour voir si on est réellement prêts à un changement de mission », avance-t-il.

Le brigadier général à la retraite précise qu'une intervention en Irak amène son lot de risques. « Le métier de soldat est un métier extrêmement dangereux, que ce soit durant l'entraînement ou le déploiement. » Gaston Côté fait le parallèle avec la mission en Afghanistan.

« Ce qui rend la chose encore plus difficile c'est qu'une des troupes qu'on va déployer se fasse capturer par l'opposition, que ce soit les talibans ou les membres de Daech en Irak ou près de la Syrie. »

Prêts à aller au combat

Des militaires rencontrés à Valcartier se disent prêts à répondre à l'appel. « Je me suis enrôlé pour défendre notre pays et nos valeurs », affirme le caporal Stéphane Grimard. « C'est le premier ministre qui décide, on va aller là où il va nous envoyer », ajoute-t-il.

Le capitaine Michael Tullio se dit fier de représenter son pays à l'étranger. « Le premier ministre c'est notre chef d'État, quoiqu'il décide pour la défense de notre pays, je vais suivre les ordres de ma chaîne de commandement ».

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