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Vente de Rona à Lowe's : les quincailleries de quartier dans l'incertitude

L'achat de Rona par le géant américain Lowe's pourrait entraîner de profonds changements pour les 400 marchands affiliés que compte la chaîne au Québec. Plusieurs propriétaires de ces quincailleries de quartier se demandent s'ils pourront profiter encore longtemps de la bannière Rona.

Lowe's s'est porté acquéreur de Rona pour la somme de 3,2 milliards de dollars canadiens, sous réserve de l'approbation des actionnaires et des autorités réglementaires.

Dans la foulée de l'importante transaction, l'entreprise s'est faite rassurante, promettant en outre de conserver « la vaste majorité » des employés actuels de Rona et de « maintenir ses bannières multiples. »

Des assurances qui n'ont rien fait pour convaincre Éric Paquet, propriétaire d'une quincaillerie Rona à Sillery.

« Je serais très surpris que Lowe's veuille intégrer des marchands comme moi, des marchands locaux », dit-il.

Selon lui, la compagnie américaine est surtout intéressée par les magasins à grande surface. De quoi inquiéter les marchands indépendants plus âgés, qui songent à la retraite.

Éric Paquet croit que plusieurs propriétaires pourraient devoir reporter leur projet de retraite si jamais un changement de bannière se concrétise. La valeur des quincailleries pourrait baisser.

« Ça ne vaut peut-être plus la valeur de vente qu'on pourrait penser », estime-t-il.

Un coup pour l'économie régionale?

D'autres marchands affiliés craignent un impact sur les fournisseurs locaux de Rona.

« Rona a toujours essayé d'acheter des produits canadiens et québécois. Est-ce que Lowe's va faire pareil? C'est l'inquiétude », croit André Blais, propriétaire d'une quincaillerie Rona à Montréal.

Il n'est pas convaincu également par la promesse de l'entreprise américaine de préserver les petites bannières de Rona. Il rappelle qu'en 2012, une première offre d'achat de Lowe's avait justement été rejetée par les marchands indépendants comme lui.

Des petits joueurs qui ne sont plus assez nombreux au sein des actionnaires de Rona pour stopper une acquisition aujourd'hui, croit André Blais.

« Ce n'est pratiquement pas blocable », tranche-t-il, ajoutant qu'il ne voit pas comment les autorités réglementaires pourraient refuser une transaction déjà approuvée par les directions des deux entreprises.

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