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Vers un prolongement de l'autoroute 73 en boulevard urbain en Beauce

Le prolongement de l'autoroute 73 en Beauce passera vraisemblablement par un boulevard urbain. Le maire de Saint-Georges, qui s'est toujours fermement opposé à ce scénario, avoue que « de nouvelles informations » l'ont convaincu d'appuyer le projet priorisé par le gouvernement Couillard.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Depuis l’ouverture du dernier tronçon de l’autoroute 73 jusqu’à Saint-Georges en septembre 2016, le maire Claude Morin militait pour un prolongement de l’autoroute à quatre voies jusqu’aux limites sud de la ville, et dans un deuxième temps, jusqu’à la frontière américaine.

C’était le meilleur moyen, croyait-il, d'éliminer la présence de poids lourd au centre-ville et ainsi améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation dans la municipalité.

Le maire explique toutefois qu’une discussion avec le premier ministre lors de son passage en Beauce au début du mois de février a fait pencher la balance en faveur de l'aménagement d'un boulevard urbain.

Selon M. Morin, Philippe Couillard aurait promis « un possible assouplissement ou une révision » de la Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques.

Il s’agit justement d’un enjeu crucial pour le maire qui voit le développement de sa ville freiné par la présence de milieux humides sur son territoire, notamment dans la zone du tracé projeté du boulevard urbain.

Adoptée en juin dernier, la loi 132 oblige notamment les entreprises à verser une compensation financière au gouvernement lorsqu’elles construisent dans un milieu humide.

« Les pénalités financières pour la construction dans les zones humides empêchent le développement de Saint-Georges et forcent l’étalement urbain », explique Claude Morin.

Le projet de boulevard urbain de quatre kilomètres serait aménagé de la fin de l’autoroute 73 jusqu’à la hauteur de la 150e Rue. La portion du prolongement de cette dernière sera en partie assumée par la municipalité.

Claude Morin précise qu’il n’offre pas « carte blanche » au gouvernement en acceptant de travailler en collégialité sur un boulevard urbain. « S’il n’y a pas d’assouplissement à la loi 132, je vais parler fort. C’est une priorité pour plusieurs municipalités au Québec », prévient le maire.

Un projet par étapes

Le député de Beauce-Nord, Paul Busque, ajoute que « tout le monde serait gagnant » avec l’aménagement d’un boulevard urbain à Saint-Georges.

« Le boulevard urbain permet de développer. Il permet de rentabiliser les investissements parce qu’on va pouvoir avoir plusieurs sorties rapprochées, ce qui donne un avantage au niveau du développement. »

Paul Busque précise ne pas s’opposer au prolongement de l’autoroute 73 jusqu’aux États-Unis. « Lorsqu’on parle de prolongement, il n’y a rien qui nous empêche de le faire en étapes », dit-il.

M. Busque rappelle que le boulevard urbain ne nécessite pas d’expropriation puisque les voies sont déjà réservées dans le schéma d’aménagement de la MRC. Le projet pourrait donc se réaliser à court terme et régler rapidement le problème de la présence de poids lourd au centre-ville.

Claude Morin ajoute que l’accident mortel impliquant un poids lourd, en janvier, a aussi contribué à le convaincre d’opter pour un scénario qui pourrait être concrétisé plus rapidement.

« Moi, comme maire de Saint-Georges, je veux m’assurer de la sécurité de mes citoyens », conclut-il.

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