Les employés de la Société des alcools du Québec (SAQ) doivent se réunir dans les prochains jours à Québec pour un vote de grève. Les négociations piétinent depuis des mois et le syndicat propose six jours de débrayage à utiliser « au moment jugé opportun ».

Un texte de Jonathan Lavoie

Deux assemblées sont prévues à Québec, soit dimanche et mardi.

Le comité de négociations poursuivra ensuite sa tournée des régions jusqu'au 21 juin pour consulter l'ensemble des membres. Les votes seront compilés le 22 juin si possible, sinon le lundi suivant la Fête nationale.

« Les membres sont assez fâchés de l'offre de l'employeur. C'est une offre qui démontre quand même pas mal de mépris », dénonce Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB-SAQ).

Selon l'évaluation du comité de négociation, l'offre de l'employeur représente 22 millions de dollars en compressions dans les conditions de travail des employés, alors même que la SAQ annonçait récemment des profits records.

Les horaires au coeur des négociations

Le SEMB-SAQ juge que les demandes de l'employeur au sujet des horaires de travail représentent un recul de plusieurs années. Il est notamment proposé de ne plus appeler employés au travail en fonction de l'ancienneté, mais plutôt en fonction des heures travaillées le mois précédent.

« Si notre enfant est malade, on se blesse ou on accouche, on n'aura pas travaillé le mois donc on va baisser dans le rang d'assignation. Ça devient tout à fait injuste pour les gens qui vivent des situations particulières », fait valoir Katia Lelièvre.

Le SEMB-SAQ évalue aussi que le contexte politique est « favorable à mettre la pression sur le gouvernement », notamment en raison des élections du 1er octobre.

« C'est clair que si ça ne se règle pas on va aller démontrer à notre employeur à quel point on n'est pas content et évidemment, notre employeur va être dans une campagne électorale. On aura tout le loisir de faire voir notre mécontentement et de le manifester bruyamment », lance Katia Lelièvre.

Pour l'instant, le mot d'ordre du syndicat à ses employés est toujours d'offrir le meilleur service à la clientèle possible, bien que les travailleurs en magasin aient déjà abandonné l'uniforme depuis de nombreuses semaines.

Des autocollants pour « une bonne convention » sont aussi apparus sur les façades de certaines succursales dans les derniers jours.

Les employés de la SAQ sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017.

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