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Violence sexuelle : les cégeps du Québec invités à faire front commun

La Fédération des cégeps et la Fédération étudiante collégiale du Québec invitent les campus à adhérer aux campagnes de sensibilisation « Sans oui, c'est non!  » et « Ni viande, ni objet  » contre la violence sexuelle. Les fédérations en profitent pour réclamer davantage de ressources financières pour aider les victimes d'agressions sexuelles.

Dans la foulée des récentes agressions survenues à l'Université Laval, les directions des cégeps ont senti le besoin d'en faire plus pour sensibiliser leurs communautés étudiantes.

Une douzaine de cégeps se joignent aux deux campagnes, tandis que 11 cégeps ont choisi de participer seulement à la campagne « Ni viande, ni objet », une campagne organisée par les étudiants du cégep de Sherbrooke.

Au cours des prochaines semaines, les étudiants verront apparaître des affiches sur les campus et des macarons seront aussi distribués.

« Avec cette campagne, les cégeps seront mieux outillés pour amener tous les jeunes à bien voir où se situe la frontière entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas » , explique Bernard Tremblay, directeur général de la Fédération des cégeps.

La Fédération étudiante collégiale du Québec va plus loin et estime que ces campagnes de sensibilisation devraient être obligatoires dans tous les établissements.

« C'est déchirant de réaliser que des étudiants voient leurs vies brisées par des agressions. Nos campus doivent être des lieux sécuritaires », affirme Rose Tremblay-Dagenais, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

Besoins financiers importants

Au-delà des campagnes de sensibilisation, la Fédération des cégeps réclame un financement de 5 millions de dollars auprès du gouvernement provincial pour mieux accompagner les victimes de violence sexuelle.

« Il ne suffit pas d'avoir un numéro 1-800, il faut aussi avoir des ressources psychosociales qui répondent et qui sont capables d'accompagner les jeunes », soutient Bernard Tremblay.

La présidente de la Fédération étudiante collégiale a fait valoir que certains cégeps sont dotés d'une ressource en psychologie à temps partiel pour un bassin d'étudiants de 650 personnes. « C'est totalement inacceptable », dit-elle.

À la veille des journées de consultation sur la violence sexuelle organisées par la ministre de l'Enseignement supérieur, la Fédération étudiante collégiale demande aussi une étude exhaustive pour dresser un portrait dans le réseau.

Les journées de réflexion sur la prévention de la violence sexuelle s'amorcent mardi, à Chicoutimi.

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