De plus en plus d'acériculteurs québécois prennent le virage vert en laissant tomber le pétrole. L'abandon du combustible fossile est non seulement écologique, mais aussi économique en réduisant considérablement les coûts de production du sirop d'érable.

Un texte de Marie Maude Pontbriand

L'érablière les 5 Zef inc., située dans Portneuf, a remplacé ses trois évaporateurs au mazout par deux installations électriques. Un investissement de 500 000 $, dont 170 000 $ proviennent d'une subvention provinciale accordée dans le cadre du programme ÉcoPerformance.

Sans subvention, l'érablière n'aurait probablement pas réussi à prendre le virage vert cette année, affirme un de ses copropriétaires, Alain Gauthier.

Si le virage a nécessité un engagement financier important pour l'entreprise familiale qui possède 122 000 érables, le retour sur l'investissement est prometteur. Les coûts de production d'un baril de sirop d'érable sont passés de 40 $ le baril produit au mazout, à 5 $ le baril à l'électricité.

90 % des érablières québécoises fonctionnent toujours au bois ou au pétrole, explique le directeur général de l'Association des acériculteurs du Québec Simon Trépanier. Environ 10 % fonctionnent à l'électricité ou aux granules de bois, et ce nombre est en augmentation depuis les dernières années.

« Les calculs qu'on a fait faire par des firmes externes démontrent que les gaz à effets de serre générés par la production acéricole ont baissé de 7 % depuis 2012, même si la production a augmenté », soutient Simon Trépanier.

La production acéricole émet 32 000 tonnes de gaz à effets de serre par année, l'équivalent de 12 000 voitures sur nos routes.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine