Dimanche matin au marché des Capucins, ça fourmille. Plus d'une centaine de commerçants, à l'extérieur comme à l'intérieur, y vendent leurs produits. Surnommé le « ventre de Bordeaux, c'est un lieu de rencontre multiculturel prisé des Bordelais où émanent arômes et parfums des terroirs locaux.

Un texte d’Allison Van Rassel à Bordeaux

Situé près de la Basilique Saint-Michel en plein cœur de Bordeaux, le marché des Capucins tient son nom du 17e siècle alors que des moines capucins venus d'Italie évangélisaient les habitants du quartier. Au fil du temps, le nom est resté.

Le marché des Capucins est situé au rez-de-chaussée d’un stationnement en béton brut et froid. Qu’à cela ne tienne, les couleurs des fruits et légumes et les produits appétissants font oublier tout le reste.

Ce sont d’abord les centaines d’huîtres disposées dans de grands bacs bleus qui attirent le regard. « Il faut essayer les Normandes, me lance un marchand de poisson debout derrière son comptoir. Elles sont charnues et vraiment goûteuses. »

Je lui rétorque en riant que j'ai goûté à ce délice le printemps dernier en Normandie. Ce sont les variétés « plus locales » qui m'intéressent cette fois-ci.

Il me suggère de rendre visite à son confrère poissonnier situé un peu plus loin dans le marché. Sur mon chemin, les couleurs vives des produits de saison ne cessent d'attirer mon regard.

Je croise soudainement du miel d’Aquitaine issu des Landes de Gascogne, une région ancestrale de production de miel en France. Je goûte le miel de bruyère callune, une toute petite fleur mauve qui fleurit au moment où il n’y a pratiquement plus d’autres plantes mellifères en fleurs.

Sa texture est visqueuse et son goût hyper prononcé, amer, à la finale d’umami. Une expérience gustative exceptionnelle !

Kiosque par kiosque, des artisans du terroir de la région d’Aquitaine et du Sud-Ouest se succèdent : charcutiers, fromagers, fleuristes, pâtissiers, boulangers, etc.

Chaque produit met en valeur un savoir-faire et des arômes uniques qui me transportent tour à tour. Au moment où j’écris ces mots, une odeur de poulet en rôtissoire me revient en mémoire. J’en ai l’eau à la bouche !

Je trouve finalement les huîtres d’Yves Papin, ostréiculteur en Charente-Maritime au cœur du bassin de Marennes-Oléron. Ces coquillages français bénéficient d’une Indication géographique protégée (IGP).

Alors que mes sens sont complètement éveillés, je goûte l’huître. D’une taille légèrement plus grosse qu’un format cocktail au léger reflet de vert-de-gris, cette huître est particulièrement saline, charnue et goûte la noisette.

C’est le coup de foudre !

L’Aquitaine est tatouée à tout jamais dans ma mémoire gustative.

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