Il y a un an, un homme de 27 ans commettait l'impensable. Peu de temps après la prière du dimanche, il est entré à la grande mosquée de Québec. Armé, il a tué six personnes. Il en blessera cinq autres grièvement avant de prendre la fuite.

Un texte de Louise Boisvert

Ces événements ont surtout été racontés par des hommes de la communauté musulmane. D’abord, parce que ce sont elles les premières victimes. Il y a eu les morts, les blessées et aussi les nombreux témoins de la tragédie. Ce sont tous des hommes, à une exception.

Dès le lendemain, les figures qui ont incarné cette communauté meurtrie sont les responsables du Centre culturel islamique de Québec. Des hommes dont les noms étaient jusqu’alors inconnus, qui aujourd’hui ont une résonnance dans l’espace public.

Un an après cet événement tragique, Radio-Canada voulait donner la parole aux femmes de cette communauté. Dans cette émission, qui s'intitule « Vivre ensemble, au-delà du voile », vous allez découvrir une pluralité de voix. Les témoignages de cinq femmes qui ont vécu ce drame, de près ou de loin.

Elles viennent du Maroc ou de l’Algérie. Chacune a un parcours différent. Ce qu’elles partagent, c’est d’avoir choisi le Québec comme terre d’accueil.

Khadija, Lina, Souheila, Selma et Laïla parlent de leur intégration, de l’éducation de leurs enfants et des liens qu’elles ont tissés avec la communauté de Québec.

Elles veulent briser l’image de « la femme musulmane » et ouvrir les esprits sur leurs réalités.

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