Retour

Vols qualifiés : « J’ai eu la peur de ma vie »

« Vu qu'ils l'ont attrapé, maintenant, je suis à l'aise, je suis tranquille. » L'arrestation d'Alain Gosselin, principal suspect de la série de vols qualifiés survenue dans le secteur de Sainte-Foy au cours des deux dernières semaines, soulage le commis du Jac & Gill, de Plaza Laval, qui a été menacé à la pointe d'un couteau le 24 juillet.

Vers 20 h, l'employé du dépanneur préparait la fermeture du commerce, lorsqu’un homme est entré comme n’importe quel client.

« Quand il s’est approché du comptoir, j’ai dit : "bonjour." Il n’a pas répondu et il est passé derrière le comptoir me trouver. Ensuite, il m’a présenté son couteau. J’ai eu la peur de ma vie. Il m’a dit : "c’est un braquage" », raconte le jeune homme qui ne veut pas être identifié par crainte de représailles.

L’employé a alors dit ne pas être en mesure d’ouvrir la caisse enregistreuse, connaissant l’important montant d’argent qui s’y trouvait. Il a plutôt offert au voleur les quelque 200 dollars qui se trouvaient dans la caisse de la loterie.

Insatisfait, le suspect en a demandé davantage. L’employé l’a alors dirigé vers une armoire du bureau où se trouvait un peu d’argent.

Avec 400 $ en main, le malfaiteur a pris la fuite, sans blesser le jeune commis, un étudiant à l’Université Laval. Mais la mésaventure lui a laissé des séquelles.

Depuis l’arrestation du suspect dans la nuit de mardi à mercredi, l’employé peut retourner travailler avec plus de quiétude. Depuis les incidents, de nouvelles mesures de sécurité ont aussi été mises en place dans le petit commerce.

L’accusé avait « dépéri »

Alain Gosselin, 56 ans, a été arrêté dans son logement de la rue Pouliot à Sainte-Foy. Il fait face à huit chefs d'accusation de vols qualifiés, de voies de fait et de voies de fait causant des lésions à l’égard de quatre personnes. Dans deux cas, il aurait utilisé un bâton de baseball pour s’en prendre à sa victime.

L'homme de 56 ans possède des antécédents en matière de vol, d'introduction par effraction, de possession d'outils de cambriolage et de menaces.

Le propriétaire de l’immeuble où habitait Alain Gosselin s’est dit surpris par l’arrestation du locataire qu’il connaissait depuis plusieurs années.

Robert Lacombe lui avait justement rendu visite le matin de son arrestation parce qu’il n’avait pas payé son loyer. Il a remarqué des changements chez lui.

« C’est une personne qui physiquement a dépéri beaucoup dans l’espace de deux ou trois mois. Tout à coup, il a commencé à avoir des cheveux blancs, il ne coupait plus ses cheveux, il portait la barbe et il avait maigri », souligne M. Lacombe.

Travaux

Le propriétaire de l’immeuble a dû faire des travaux à la suite de l'intervention policière, comme changer les portes extérieures qui ont été défoncées lors de l’intervention.

Il déplore de ne recevoir aucun dédommagement financier pour le désagrément.

« Que j’aie moi-même à faire venir mon monde de ménage, que j’aie à aller à la Régie du logement pour faire éliminer le bail, que j’aille à commander des équipements, et ce, sans compensation, est-ce que c’est un devoir de citoyens d’absorber ces coûts-là? J’aimerais penser que non. »

D'après les informations de Jean-François Nadeau

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une bulle gèle sous nos yeux





Concours!



Rabais de la semaine