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Voyeurisme avec une caméra du parlement : des policiers devant la déontologie

Stéphane Demers, un policier de la Sûreté du Québec qui épiait des chambres de l'hôtel Hilton avec une caméra de sécurité de l'Assemblée nationale, a plaidé coupable mercredi devant le Comité de déontologie policière.

Depuis jeudi matin, quatre autres policiers et deux constables spéciaux du parlement ont commencé à leur tour répondre de leurs actes au palais de justice de Québec.

Ils sont accusés de ne pas être intervenus pour faire cesser les gestes de leur collègue et d'avoir omis de prévenir leur supérieur, précise la secrétaire générale au Bureau du commissaire à la déontologie policière.

« La preuve va tenter de démontrer qu'ils avaient l'obligation d'intervenir, mais qu'ils ne l'ont pas fait », explique Me Louise Letarte.

Une quinzaine de témoins seront entendus devant le Comité de déontologie policière.

Comportement dérogatoire

Entre le 1er avril 2010 et le 4 février 2012, Stéphane Demers, un policier qui cumule 27 ans d'expérience, a détourné une caméra de surveillance de la tour du parlement pour épier les ébats de couples qui séjournaient à l'hôtel Hilton, situé tout près.

Puisque le policier d'une cinquantaine d'années a plaidé coupable, il n'aura pas à comparaître. Il devra cependant témoigner pour les accusations concernant ses collègues.

Une sanction de 16 jours de suspension sans solde a été proposée à l'endroit du policier qui est toujours à l'emploi de la Sûreté du Québec.

Après analyse de la preuve, le ministère public a décidé de ne pas porter d'accusations criminelles pour voyeurisme. C'est le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, qui a porté plainte à la suite de cette affaire.

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