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Wendake : des propos racistes « problématiques », dit un expert

Les préjugés racistes qu'aurait tenus un employé de la Ville de Québec à l'endroit d'une Autochtone, samedi, sont encore trop souvent répandus, estime un expert.

Un texte d’Alain Rochefort

Le récit de Christiane Gros-Louis laisse un goût amer à Louis-Philippe Lampron, professeur titulaire en droits et libertés de la personne à l’Université Laval.

Les propos discriminatoires rapportés par Mme Gros-Louis sont « super problématiques », commente M. Lampron.

« Dans le sens où c'est un fonctionnaire de la Ville de Québec, dans le cadre de ses fonctions, devant public par ailleurs, qui va faire un énoncé de stéréotypes à l'égard de la dame pour lui expliquer pourquoi elle n'aurait pas le droit à l'arbre », déplore M. Lampron.

Une histoire qui doit être prise au sérieux

Christiane Gros-Louis et le chef Konrad Sioui ont pris une bonne décision de révéler cette histoire qui doit être prise au sérieux, selon le professeur.

« Ils ont raison, ce n’est pas du tout anecdotique un commentaire comme celui-là, souligne-t-il. On n’est pas là-dedans, on est vraiment dans l'exposition de stéréotypes à la vue des gens ».

Louis-Philippe Lampron est aussi totalement en accord avec Konrad Sioui lorsqu’il réclame plus de cours pour de meilleures connaissances sur le peuple huron-wendat.

« On découvre de plus en plus à quel point le racisme à l'égard des Autochtones, et pas uniquement envers ce groupe-là, est toujours présent dans la société québécoise », affirme-t-il.

Avec les informations de Camille Simard

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