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200 producteurs de bleuets manifestent dans la Péninsule acadienne

Environ 150 producteurs de bleuets sauvages de la Péninsule acadienne ont manifesté devant le bureau du député Denis Landry, à Saint-Isidore, lundi midi. Ils dénoncent les prix trop bas qu'ils obtiennent pour leurs petits fruits.

Les producteurs de bleuets sauvages du nord-est se sentent oubliés depuis que le géant néo-écossais du bleuet, Oxford Frozen Foods, s'est établi dans la région.

Des manifestants arboraient des affiches montrant leur désaccord avec le bas prix du bleuet dans les Maritimes, alors que leurs homologues du Maine reçoivent davantage.

Le ministre Landry a longuement écouté les doléances des manifestants. Il s'avoue surpris de la situation.

« Du fait que l'usine était là, je m'attendais à ce que ça allait mieux aller que ça va là... Ce qui pose problème tout de suite, c'est l'office de mise en marché », déclare le ministre de la Justice et de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick.

Oxford Frozen Foods a construit une usine de transformation de 184 millions de dollars à Saint-Isidore en juillet, un an avant la date prévue.

L'usine peut transformer plus de 680 000 kg de bleuets frais par jour, durant la récolte.

En 2013, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a accepté de transformer 6285 hectares de terre de la Couronne en terres privées pour permettre la construction des nouvelles installations.

L'Association des producteurs de bleuets sauvages du nord-est s'était opposée à cette entente, car cela permettait à l'entreprise néo-écossaise d'obtenir un accès privilégié à des terres que les producteurs locaux auraient voulu utiliser.

Au Nouveau-Brunswick, il y a environ 300 fermes familiales dans l'industrie du bleuet sauvage. Elles emploient environ 360 personnes à temps plein qui touchent dans leur ensemble des revenus de 11 millions de dollars, selon des chiffres du gouvernement provincial.

Avec les informations de Mathieu Boudreau

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