Plus de 3000 personnes ont répondu à l'appel du comité Sauvons Jonquière-Médic mardi soir lors d'une marche d'appui au service de médecins à domicile, dont l'avenir est menacé.

Un texte de Chantale Desbiens

Le long cortège de marcheurs, mené par le maire de Saguenay Jean Tremblay et des conseillers, s'est mis en branle vers 18 h 15 aux Galeries de Jonquière pour se rendre jusqu'à Place Centre-Ville.

Les participants à la marche ont voulu lancer un message clair au gouvernement du Québec. « Je trouve ça important, c'est quelque chose qui est ici et ça aide, ça désengorge les hôpitaux », a dit un citoyen.

« On a besoin de ce produit-là, ajoute une participante. Au lieu d'aller chez les médecins réguliers, ça nous aide beaucoup. »

Francis Dufour était maire de Jonquière quand le service de médecins à domicile Jonquière-Médic a été créé en 1982. « Qui aurait pu penser qu'après autant d'années on soit encore obligé de se battre pour le maintenir. Au Québec actuellement, on essaie d'égaliser, mais vers le bas. Je pense qu'on mérite mieux que ça », a-t-il lancé.

Les nouvelles règles de rémunération des médecins, en vigueur depuis le 1er juin, font craindre le pire pour le service de médecin à domicile de Jonquière-Médic.

L'entente entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et le ministère de la Santé oriente les soins de première ligne vers les groupes de médecine de famille (GMF). Ainsi, les huit médecins de Jonquière-Médic perdraient de 40 % à 60 % de leurs revenus lorsqu'ils font des visites à domicile.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, répète que le gouvernement pourrait faire une exception pour les médecins de Jonquière-Médic. « J'ai toujours pensé que quand un service va bien, on n'y touche pas, affirme M. Tremblay. Je suis un peu déçu qu'on laisse tomber ce service-là, alors on va insister jusqu'à la fin. »

Le député de Jonquière et chef du Parti québécois par intérim, Sylvain Gaudreault, n'est pas surpris de l'appui de la population au service de Jonquière-Médic qui répond, selon lui, à un besoin essentiel. Il croit que cela fera une différence pour inciter le gouvernement à changer d'idée.

Le président du conseil d'administration de Jonquière-Médic, Berhnard Simard, a remis 650 témoignages de citoyens reçus depuis une semaine et une partie de la pétition lancée lundi dernier. Sans dévoiler le nombre exact de signatures, il a indiqué que l'objectif de 20 000 noms était déjà atteint.

La pétition sera déposée vendredi à l'Assemblée nationale par Sylvain Gaudreault.

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