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Abolition du poste d'aumônier à l'hôpital de Chicoutimi : l'évêque déplore la décision budgétaire

L'évêque de Chicoutimi, André Rivest, estime que le réseau de la santé manque à ses devoirs en abolissant un poste d'aumônier à l'hôpital de Chicoutimi.

La décision, prise à la suite du départ à la retraite du prêtre qui occupait le poste, prive les croyants d'un soutien spirituel alors qu'ils sont souvent dans une phase difficile de leur vie.

« Le diocèse n'a jamais été ni consulté ni informé. On l'a appris par les médias, déplore Mgr Rivest. C'est une déception quand même parce que c'est un élément qui correspond à un droit fondamental de notre population. »

« Le gouvernement reconnaît le droit et sa responsabilité d'offrir les services d'intervention spirituelle et religieuse dans les communautés. Le problème, c'est que le gouvernement n'a pas mis de balises, n'a pas mis de règles, alors c'est un flou dont profitent les administrateurs quand ils sont coincés et qu'ils doivent prendre des décisions budgétaires », ajoute l'évêque.

La décision de ne pas remplacer l'aumônier permettra à l'hôpital de Chicoutimi d'économiser quelque 63 000 $ par année. D'autres postes d'aumônier ont été abolis au cours des dernières années, notamment à Alma et à Roberval.

Depuis le départ du curé de l'hôpital de Chicoutimi, deux intervenants en soins spirituels laïques, formés en théologie, qui assurent les services aux patients.

Monseigneur Rivest indique que l'évêché ne pourra pas combler l'absence d'aumônier catholique à l'hôpital. Il souligne qu'il s'agit d'abord d'une responsabilité du gouvernement, et que même s'il voulait offrir les services, il n'y a pas suffisamment de prêtres disponibles.

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