Retour

Accident du rang Saint-Paul : Yves Martin reste détenu

Le juge Jacques Trudel ordonne la détention d'Yves Martin, accusé de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort de trois personnes dans le rang Saint-Paul, le 1er août dernier, au terme de sa seconde enquête sur la remise en liberté.

La défense avait suggéré qu'Yves Martin porte un bracelet pouvant détecter la consommation d'alcool et suive une thérapie fermée de 21 semaines pour résoudre son problème d'alcoolisme. La défense proposait aussi le dépôt d'une caution de 100 000 $ par sa famille pour permettre à l'accusé de recouvrer sa liberté, mais ces conditions n'ont pas suffi à convaincre le juge que la confiance et la sécurité du public seront assurées.

Avant de rendre sa décision, il a demandé aux proches d'Yves Martin de garder leur calme et de sortir. Il a ensuite rappelé qu'Yves Martin conduisait son véhicule dans un rang à une vitesse élevée et que son taux d'alcoolémie dépassait la limite permise.

Il a également cité des paroles de l'accusé, entendues par des témoins arrivés sur les lieux du drame : « Il faut que je sorte de là, sinon je m'en vais en prison. Ça va bien moi, je m'en vais chez nous. Je suis saoul bien raide. »

« L'accident est dû fort probablement à la conduite humaine et à une négligence de l'accusé », a souligné le juge Trudel.

Même s'il a reconnu que la famille d'Yves Martin est prête à l'aider, le juge a souligné que l'accusé n'a jamais fait de démarches pour entreprendre une thérapie avant l'accident et qu'il n'avait pas l'habitude de demander de se faire conduire quand il était en état d'ébriété, alors qu'il avait des antécédents judiciaires.

Réactions

L'avocat d'Yves Martin, Jean-Marc Fradette, affirme qu'il s'agit d'une décision décevante pour son client. « Ce n'est pas une claque au visage de l'accusé, parce que l'accusé ne s'est toujours pas fait entendre. Il n'a pas encore présenté ses éléments de défense. Ceci dit, un accusé pourrait, à la lumière de la décision qui vient d'être rendue, examiner la preuve avant l'enquête préliminaire ou pendant l'enquête préliminaire et plaider coupable à l'infraction. C'est vrai aussi qu'une décision comme celle-là peut enjoindre un accusé à réfléchir », souligne-t-il.

Les familles de Matthieu Perron, Vanessa Viger et leur fils Patrick sont soulagées de la décision.

L'enquête préliminaire d'Yves Martin se déroulera dans la semaine du 16 mai.

D'après les informations de Véronique Dubé

Plus d'articles

Commentaires