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Accident du rang Saint-Paul : Yves Martin subit son enquête préliminaire

L'enquête préliminaire d'Yves Martin, accusé de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort de trois personnes dans le rang Saint-Paul, s'amorce aujourd'hui au palais de justice de Chicoutimi.

L'accident s'est produit le 1er août 2015. Le véhicule conduit par Yves Martin est entré en collision avec la voiture dans laquelle se trouvaient Matthieu Perron, Vanessa Viger et leur fils de quatre ans, Patrick.

Les procédures devraient durer cinq jours et plusieurs témoins seront entendus. Il y aura une pause mercredi.

La Couronne fera entendre des policiers, des témoins des événements, un chimiste-toxicologue et un enquêteur spécialisé en scène de collision.

Au début de l'enquête, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon a déposé le rapport d'investigation du coroner Michel Miron qui conclut que Mathieu Perron et Vanessa Tremblay Viger sont morts d'une façon violente. Leur fils, Patrick est mort le 3 août à la suite de ses blessures.

Le policier de Saguenay, Carl Simard, a été le premier à témoigner. Il a été le premier à arriver sur les lieux de l'accident, à 20 h 50.

Il affirme qu'il avait perçu des odeurs d'alcool quand il a parlé avec Yves Martin. Celui-ci a demandé au policier s'il avait tué des gens, avant de dire que c'était de sa faute.

Carl Simard est resté avec Yves Martin lors de sa prise en charge par les ambulanciers. L'accusé a admis avoir consommé de l'alcool et le policier a procédé à son arrestation. Carl Simard a indiqué qu'Yves Martin a répété à plusieurs reprises qu'il était « dans la marde ».

En après-midi, ce fut au tour du collègue de Carl Simard, Pierre Girard, de témoigner.

L'expert en reconstitution d'accident de la sécurité publique de Saguenay a expliqué que la voiture des victimes n'avait pas dévié de sa route, alors que celle d'Yves Martin se trouvait dans la voie inverse, dans une zone où le dépassement est interdit.

Il a également affirmé que les vérifications avaient démontré qu'aucun des deux véhicules ne présentait de problème mécanique avant l'accident et que ni les conditions météo, ni l'état de la chaussée, ne pouvaient être en cause.

Le policier a aussi confirmé que les victimes portaient toutes leur ceinture de sécurité, contrairement à l'accusé.

Procédures précédentes

Lors de la seconde enquête sur la remise en liberté de l'accusé, l'avocate de la Couronne a indiqué que des experts ont évalué le taux d'alcoolémie d'Yves Martin à 221 milligrammes d'alcool par 100 millilitres au moment de l'accident.

Selon les expertises effectuées à partir des coussins gonflables de la camionnette, Yves Martin roulait à 127 kilomètres à l'heure cinq secondes avant l'accident.

Yves Martin est toujours détenu. Le juge Jacques Trudel avait alors indiqué que « l'accident est dû fort probablement à la conduite humaine et à une négligence de l'accusé ». Il a conclu que le risque de récidive était trop important pour permettre à Yves Martin de recouvrer sa liberté.

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