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Accord Canada–États-Unis sur le bois d’œuvre : l’industrie forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’inquiète  

L'échéance de l'accord sur le bois d'œuvre entre le Canada et les États-Unis, mercredi, soulève l'inquiétude dans l'industrie forestière, qui craint l'imposition d'une nouvelle taxe pour les entreprises voulant accéder au marché américain.

Selon le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), cette taxe pourrait atteindre 25 %. Le président du CIFQ, André Tremblay, s'attend d'ailleurs à ce que les Américains aient recours aux tribunaux pour forcer l'imposition d'un nouveau tarif.

Les négociations entourant la signature d'un nouvel accord sont ardues, mais l'industrie forestière québécoise martèle que le nouveau régime forestier est plus concurrentiel et que les entreprises d'ici ne profitent pas de subventions déloyales.

« Nous sommes très inquiets parce qu'encore une fois, toute forme de restriction au marché américain viendrait faire en sorte que notre production se verrait inévitablement réduite, ce qui aurait des conséquences sur les emplois », souligne le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn.

Aide souhaitée

Si le Canada ne peut contrer l'adoption de mesures restrictives, Résolu espère que le gouvernement du Canada sera en mesure de soutenir l'industrie, notamment avec des garanties de prêt.

À l'émission L'heure de pointe, le professeur en politique forestière à l'Université Laval, Luc Bouthillier a aussi indiqué que si les États-Unis imposent des droits de 25 % sur le bois d'œuvre canadien, Ottawa sera sollicité pour soutenir les entreprises.

« C'est manifeste que ça va prendre de l'aide pour passer à travers parce que je pense qu'on a un bon dossier, croit-il. Je ne serais pas étonné que les droits compensateurs et même les contingents qu'on va nous imposer, ça va être pour une période de six à douze mois, le temps qu'on fasse l'enquête, qu'on se rende compte qu'au Québec, avec notre nouveau régime forestier, on n'est pas des voyous, on n'est pas des champions de pratiques commerciales déloyales. »

Luc Bouthillier a ajouté que l'industrie forestière au Québec et au Canada n'avait pas profité des dernières années pour diversifier ses produits et ses marchés d'exportation.

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