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Accueil de réfugiés syriens : Saguenay peu surprise de ne pas être parmi les villes choisies

S'il ignore pourquoi Saguenay n'est pas du nombre des 13 localités québécoises en mesure d'accueillir une partie des réfugiés syriens qui devraient arriver au pays dans les prochains mois, le maire Jean Tremblay se dit peu surpris de la décision.

Sept des dix villes de plus de 100 000 habitants font partie de la liste. Le maire de Saguenay croit que les échecs des expériences passées ont exclu sa municipalité.

« Peut-être parce qu'on est plus loin, peut-être aussi parce qu'on n'a pas eu beaucoup de succès les dernières fois qu'on l'a fait. On l'a fait avec des Vietnamiens un moment donné, ensuite avec des gens de la Bosnie et ça n'a pas été un succès, ces gens-là sont demeurés ici quelque temps et ils sont partis », rappelle Jean Tremblay.

Quant à sa promesse de réserver 150 000 $ par année pendant trois ans à l'aide aux réfugiés syriens, Jean Tremblay affirme qu'il n'a pas encore décidé s'il maintient ou non cet engagement.

Préoccupation pour le logement

La coordonnatrice de Loge m'entraide, Sonia Côté, rappelle que Saguenay a de la difficulté à fournir suffisamment de logements sociaux pour sa propre population. Le taux d'inoccupation étant nul actuellement, près de 600 familles sont sur des listes d'attentes.

« C'est certain qu'il faut se faire un devoir d'accueil envers les personnes syriennes, mais en contrepartie, il ne faut pas que les locataires d'ici aient l'impression que ces arrivées retardent l'accès au logement social. Il faut aider, mais en même temps, je pense que les deux paliers de gouvernement fédéral et provincial doivent octroyer de nouveaux fonds, de nouveaux budgets spéciaux », soutient Mme Côté.

Manque d'expérience au Lac-Saint-Jean

La coordonnatrice de Portes ouvertes sur le Lac, Martine Boivin, souligne que son organisme qui œuvre au Lac-Saint-Jean n'est pas officiellement reconnu pour l'accueil de réfugiés.

« Portes ouvertes sur le Lac, on est un organisme qui accueille des personnes résidentes permanentes, donc des travailleurs qualifiés et on a du parrainage, explique-t-elle. Ce sont des gens qui arrivent ici et qui ont déjà un visa de résidence permanente. On n'est pas un organisme d'accueil de personnes réfugiées. »

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