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Aires protégées : le Saguenay-Lac-Saint-Jean sur la bonne voie

Avec 6 % de son territoire composé d'aires protégées, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est à la moitié de l'objectif fixé par le gouvernement du Québec pour chaque région, selon la Société pour la protection de la nature et les parcs (SNAP).

Dans un rapport publié plus tôt cette semaine, la SNAP révèle que le Canada fait mauvaise figure par rapport au reste de la planète concernant les aires protégées. Le Québec est en meilleure posture.

La SNAP espère que le Québec atteindra 17 % d'aires protégées en 2020.

« On a souvent cette idée que les aires protégées sont des cloches de verre où on ne peut rien faire, on ne gagne pas d'argent, on ne peut pas développer, explique la chargée de projet en conservation de la SNAP, Alice de Swarte. Nous, on a des données scientifiques qui nous montrent que quand on investit 1 $ dans les parcs, ça nous rapporte 6 $ dans le produit intérieur brut (PIB) du Canada. À l'échelle du Canada, c'est 64 000 emplois liés aux parcs. »

Dans la région, par exemple, les aires protégées permettraient d'aider à préserver le caribou forestier, selon la SNAP. L'organisation déplore qu'il y ait du surplace dans le dossier.

Mais c'est pour une question de stratégie que les décideurs n'ont toujours pas remis leur plan de match au gouvernement, croit le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Lac-Saint-Jean Est, André Paradis.

« On n'a pas à se faire hara-kiri. Il faut savoir c'est quoi l'orientation du ministère et là, nous on aura tout le travail qui a été fait en argumentaire pour défendre la région », dit-il.

Selon le directeur de la Chaire en écoconseil de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Claude Villeneuve, le gouvernement du Québec doit déterminer les aires à protéger.

« Il peut consulter les MRC, il peut consulter les entreprises, il peut consulter les Autochtones, mais c'est au gouvernement du Québec d'attribuer le statut de conservation ou au gouvernement du Canada, accessoirement », croit M. Villeneuve.

Québec a d'ailleurs annoncé plus tôt cette semaine la création d'une nouvelle aire protégée de 9000 kilomètres carrés au Nord-du-Québec.

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