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Albanel, là où on décide entre femmes… ou presque

Avec ses quatre conseillères et sa mairesse sur un total de sept élus, le conseil municipal d'Albanel est le plus féminin du Saguenay-Lac-Saint-Jean et l'un des plus féminins au Québec.

Alors qu’elle est à la tête de ce conseil municipal, Francine Chiasson se retrouve aussi à siéger au conseil de la MRC Maria-Chapdelaine qui compte 13 hommes et… une seule femme.

« Il faut peut-être que je travaille un peu plus fort pour me faire valoir, pas me faire valoir moi, mais défendre mes idées parce que ça discute autour de la table », croit-elle.

Un candidat sur quatre était une femme en 2013

Lors des dernières élections de 2013, à peine un candidat sur quatre était une femme dans la région. D'ailleurs, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la région où le nombre de candidates était le plus faible en plus de se retrouver au 16e rang sur 17 des régions ayant élu le plus de femmes.

« Selon les statistiques du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, ça prendrait 80 ans avant qu'on soit à l'atteinte de la parité tellement qu'on n'avance pas vite. C'est pour ça que des fois on dit que ça prendrait peut-être une mesure du gouvernement pour dire "On l'oblige" », affirme Gisèle Dallaire qui est agente de développement à la Table de concertation des groupes de femmes du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Monde traditionnellement masculin, conciliation travail-famille difficile, manque de confiance et de modèles, les obstacles sont encore nombreux pour celles qui souhaitent laisser leur marque en politique.

« Pourquoi on se pose encore la question qu’elle est notre place? Pour moi, c'est incontournable que c'est moitié-moitié », croit fermement Isabelle Thibault, qui fait partie des élues d’Albanel.

Sa collègue, Nicole Pelchat, pense que ce n’est pas la faute de leurs homologues masculins s’il y a moins de femmes en politique.

« Moi, je pense qu'on ne doit pas attendre que les hommes nous donnent notre place. On doit prendre notre place. S'il n'y a pas de femmes en politique, ce n'est pas la faute des hommes. Moi, je pense qu'il faut qu'on prenne notre place et il faut qu'on se fasse confiance », explique-t-elle.

D’après le reportage de Mélissa Paradis

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