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André Paradis devient président de la Conférence régionale des préfets du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Lac-Saint-Jean Est, André Paradis, a été désigné par ses collègues pour devenir le premier président de la Conférence régionale des préfets du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'organisme remplace la Conférence régionale des élus (CRE), abolie par le gouvernement libéral. Les préfets ont adopté les principes de la charte qui va régir la Conférence régionale des préfets.

Le conseil d'administration sera composé uniquement des préfets des municipalités régionales de comté (MRC) Fjord-du-Saguenay, Lac-Saint-Jean Est, Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine, ainsi que d'un représentant de la Ville de Saguenay, alors qu'on retrouvait 27 personnes autour de la table de la CRE.

Aucun représentant de la société civile ne se retrouve à la Conférence régionale des préfets. Toutefois, les règlements de l'organisation vont déterminer la façon dont la société civile sera consultée. « Tout le monde s'entend là-dessus qu'on va devoir consulter la société civile sur beaucoup de dossiers, mais ce qu'on ne veut pas, c'est que systématiquement on retrouve l'ancienne conférence régionale des élus », souligne le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin.

Mardi, un groupe de citoyens et de représentants de la société civile au Saguenay-Lac-Saint-Jean a interpelé les préfets dans une lettre pour demander aux élus de ne pas les oublier dans la réflexion qu'ils amorcent à propos de la nouvelle forme que prendra la concertation régionale.

Les préfets ont aussi précisé comment ils vont se partager les surplus de l'ancienne CRE, qui atteignent de 2,5 millions à 3 millions de dollars. Ils ont établi que l'argent servirait au développement de l'ensemble de la région.

Ils ont également demandé aux directeurs généraux de leurs MRC de déterminer combien d'employés seront nécessaires pour gérer la nouvelle Conférence régionale des préfets. La CRE comptait sept employés.

Moins d'argent

En ce qui concerne les ententes spécifiques que la CRE gérait pour le décrochage scolaire, la condition féminine, les jeunes, la culture, les aînées et l'agroalimentaire, entre autres, les préfets préviennent que le montant qui leur est dévolu risque de diminuer.

Le budget pour l'ensemble du Québec s'élevait à 170 millions de dollars et il est maintenant de 100 millions de dollars.

« Il y en a qui n'en auront pas du tout, affirme le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard. Nous, il faudra choisir ceux qui sont les plus importants parce que le budget a été coupé et de beaucoup. Ce n'est plus la même chose. »

Enfin, les préfets vont se rencontrer à huis clos, alors que la CRE tenait des séances publiques.

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