Un ancien couteau, des hameçons, de la céramique et du verre : voilà ce que des apprentis ont pu déterrer sous l'ancien poste de traite de Chicoutimi grâce à l'activité archéologue d'un jour.

Dans le cadre du mois de l'archéologie, 18 citoyens ont été invités à fouiller le sol en plein centre-ville de Chicoutimi.

« Ils font de l'archéologie partout dans le monde, mais ici aussi on trouve des belles choses », raconte l'un d'entre eux.

L'activité est organisée depuis deux ans. L'an passé, l'initiative avait été si populaire que les organisateurs ont réitéré l'expérience.

« On invite des gens, qui n'ont jamais fouillé, de venir passer une journée avec nous sur le chantier de fouille à gratter le sol, à trouver des objets, à faire de l'histoire dans un certain sens à partir des objets qu'on trouve », explique la chargée de terrain, Gisèle Piédalu.

Depuis 2013, plus de 30 000 fragments ont été trouvés sur le site du poste de traite.

Chaque artéfact est méticuleusement nettoyé, puis entreposé au laboratoire de l'Université du Québec à Chicoutimi.

L'ancien poste de traite servait au commerce de la fourrure. Le bâtiment qui s'y trouve existait entre 1740 et 1780.

Au fil des ans, l'archéologie semble gagner de plus en plus d'adeptes au Saguenay-Lac-Saint-Jean, selon le professeur retraité de l'UQAC, Jean-François Moreau.

Il croit que le monde de l'archéologie fait bien de s'ouvrir au grand public. « Je pense qu'il faut sortir de ce petit cercle restreint et donner la chance à des gens de découvrir ce qui en est. Et ce qui est très intéressant, de mémoire, c'est que le nombre de personnes que l'on a eu sur le site a augmenté avec le temps », précise-t-il.

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