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Arianne Phosphate : le BAPE réclame l’examen distinct du projet de terminal maritime

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) croit que l'autorisation du projet de mine d'apatite d'Ariane Phosphate au lac à Paul devrait être conditionnelle à un examen environnemental public du projet de terminal maritime à Sainte Rose-du-Nord.

C'est l'élément principal qui ressort du rapport déposé par le BAPE au ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, au terme des audiences menées le printemps dernier.

Le BAPE estime ne pas avoir en main les éléments nécessaires pour analyser l'impact du transport du minerai de la mine, située à 200 kilomètres au nord de Saguenay, vers le terminal maritime projeté, puisque cet aspect du projet avait été écarté du processus d'examen environnemental.

La commission d'enquête ajoute qu'avant de confirmer le scénario de transport, il serait souhaitable de considérer les politiques et directives à venir relativement à la planification, au déploiement et au partage de l'utilisation des infrastructures de transport ferroviaire et portuaire existantes sur le territoire du Plan Nord.

Préservation du site minier

Les commissaires souhaitent également que le promoteur présente de meilleures garanties concernant la préservation de la biodiversité du lac à Paul et des cours d'eau environnants.

Le BAPE a tenu neuf séances publiques à Saguenay et Saint-Fulgence sur le projet d'Arianne Phosphate. Un total de 89 mémoires ont été déposés par des personnes, des groupes, des organismes et des municipalités intéressés par ce projet.

Autorisation rapide

La Chambre de commerce du Saguenay est insatisfaite des commentaires du BAPE au sujet du tracé routier et du terminal maritime envisagé par Arianne Phosphate pour son projet de mine d'apatite.

Dans un communiqué, l'organisme souhaite que le gouvernement accorde rapidement son décret ministériel pour faciliter son financement et le début des travaux du site minier.

« À attendre que tout soit parfait pour faire quelque chose, on ne fera rien, déplore le président de la Chambre, François Gagné. Faisons-le intelligemment en continuant de respecter les cadres du développement durable. Dans ce cas précis, c'est ce que le promoteur tâche de faire. Les gens sont prêts. C'est une opportunité de s'ouvrir vers le Nord. Donc, il faut aider le promoteur et avancer. »

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