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Avenir de l’aluminium : « Il est urgent d’agir », selon Marc-Urbain Proulx

L'économiste Marc-Urbain Proulx revient à la charge pour demander aux élus et aux décideurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean d'être plus exigeants à l'égard de Rio Tinto.

Lors du Cercle de presse du Saguenay, mercredi, le professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a présenté les conclusions du forum Pacte social aluminium organisé le 2 septembre. Selon lui, l'exercice a démontré à quel point la région ne perçoit pas ce qu'elle devrait en termes de retombées dans l'industrie de l'aluminium.

L'exemple de la rivière Péribonka

L'économiste est sévère à propos du renouvellement du bail de la rivière Péribonka, en 2006. « On s'est fait avoir », affirme-t-il sans détour. Marc-Urbain Proulx dit qu'avec ce contrat, Québec a trop donné à Rio Tinto Alcan sans rien exiger en retour, sinon d'attendre les éventuelles grandes alumineries AP-60 et la phase deux de l'usine Alma.

Pour Marc-Urbain Proulx, il est clair que Rio Tinto achète de moins en moins des sous-traitants et fournisseurs régionaux. La stratégie de transformation de l'aluminium est un échec, comme l'illustre selon lui la fermeture temporaire de Pexal Tecalum. Aux yeux de l'économiste, Rio Tinto n'a aucune stratégie de développement régional.

M. Proulx croit que la région pourrait, par exemple, exiger la construction d'une deuxième usine de transformation de bauxite comme celle de Vaudreuil. Il ajoute que l'ensemble de la région doit utiliser le modèle des riverains du lac Saint-Jean face à Rio Tinto et revendiquer davantage pour obtenir plus de la multinationale.

D'après le reportage de Gilles Munger

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