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Cégep de Chicoutimi : les étudiants paient plus pour maintenir leurs services

Les étudiants du Cégep de Chicoutimi ont décidé de piger dans leur portefeuille pour sauver les services aux cégépiens qui ont fait les frais des compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard.

Ils ont accepté de débourser un montant supplémentaire de 60 dollars sur leur facture scolaire afin de maintenir les services aux étudiants et les activités parascolaires.

« C'est sûr que les services qu'on reçoit, c'est super important parce que c'est pour nous qu'ils font ça. Notre argent ne va pas dans le feu », souligne un étudiant.

Au cours de la présente année, le budget du Cégep de Chicoutimi a subi une coupe de 1,5 million de dollars. L'établissement enregistre aussi une baisse du nombre de ses inscriptions.

Ces pertes de revenus ont obligé le cégep à abolir un poste de directeur adjoint aux études. Cinq employés de soutien ont aussi perdu leur emploi et une équipe sportive a été supprimée.

« Ce qu'on demande au ministre de l'Éducation Pierre Moreau, c'est de réinvestir massivement dans l'éducation afin que ce ne soit ni aux étudiants ni au personnel de payer la facture parce qu'il faut bien comprendre que l'éducation, c'est un investissement pour l'avenir du Québec », souligne Valentin Montmaurs.

Appui du personnel du Cégep de Chicoutimi

Le directeur des services aux étudiants du Cégep de Chicoutimi, Marc Gagnon, explique pour sa part que le maintien des services est précaire.

« On a coupé des activités sportives, on a coupé des heures, mais enlever complètement un service présentement, on ne l'a pas eu. Mais si on enlève du financement, là on va avoir des choix déchirants. »

Les responsables d'activités affirment aussi qu'il est difficile de développer de nouvelles idées.

« On n'a pas de manœuvre pour partir quelque chose de nouveau, souligne le responsable des sports, Jean-Pierre Bolduc. Par exemple, il pourrait y avoir un nouveau sport.Le cheerleading il y a quelques années, on a parti du cheerleading. Avant on avait une latitude, une marge de manœuvre. »

La contribution augmentée des étudiants n'offre aucune garantie pour la sauvegarde de l'ensemble des activités. Les responsables espèrent maintenant être entendus par le nouveau ministre de l'Éducation.

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