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Centres de la petite enfance : les cuisinières dénoncent les coupes 

La Table des cuisinières en centres de la petite enfance (CPE) du Saguenay-Lac-Saint-Jean dénonce les coupes imposées par le gouvernement du Québec qui vont toucher, selon elles, les menus qu'elles offrent aux enfants.

Elles ont envoyé une lettre aux parents et au ministère de la Famille pour leur faire part de leurs inquiétudes.

Les cuisinières des CPE affirment qu'il devient difficile de préparer des collations et des repas  variés et bons pour la santé avec la hausse du prix des aliments, des budgets réduits et un nombre d'heures amputés.

En entrevue à Café, boulot, Dodo, la porte-parole de la Table régionale des cuisinières en CPE, Mélanie Munger, a expliqué qu'il est de plus en plus complexe de respecter le programme alimentaire du gouvernement.

« On faisait des crèmes de légumes, des choses comme ça qu'on a dû toutes mettre de côté pour revenir à la simple soupe vermicelles tomates. Tout est difficile », souligne-t-elle.

Mélanie Munger prépare les repas dans une garderie qui compte 80 enfants. « C'est très difficile, affirme Mme Munger. On trouve que, ces temps-ci, on est un peu comme des magiciennes. »

Dans leur lettre, les membres de la Table régionale des cuisinières en CPE soulignent qu'elles disposent de 2 $ par jour par enfant pour la préparation d'un dîner et deux collations.

Elles soutiennent aussi que la survie du programme d'éducation en alimentation Gazelle et potiron, mis en place par le ministère de la Famille, est menacée.

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