Retour

Chicoutimi, Métabetchouan, Québec : savez-vous ce que ça veut dire?

Si tout le monde connaissait les langues autochtones, il serait possible de s'orienter en entendant les noms de lieux et de cours d'eau qui nous entourent. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est parsemé de toponymes basés sur les caractéristiques du territoire.

Un texte de Charles Buckell-Robertson

Les langues autochtones du Québec décrivent ce que les gens voient. Voilà pourquoi le Saguenay-Lac-Saint-Jean est, dans les faits, une carte orale du territoire.

Les Premières Nations se sont par exemple basées sur la forme allongée du lac Kénogami pour lui donner son nom, qu'on traduit par « lac long ».

L'historien de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Camil Girard, constate que cet héritage tombe dans l'oubli. « La population du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'est plus consciente de l'importance et de la présence de ces toponymes », soutient-il.

Des citoyens interrogés confirment qu'ils manquent de connaisances sur l'héritage autochtone qui les entoure.

Même si l'origine des noms a moins d'importance, la référence historique va toujours demeurer, selon Camil Girard. « Comme Saguenay et Chicoutimi resteront pour toujours des termes autochtones qu'on l'oublie ou non. »

Comment transmettre le savoir?

Certains historiens, dont M. Girard, pensent que si les Autochtones étaient mieux représentés dans différentes sphères de la société, il y aurait plus d'échanges culturels.

Il y voit là une façon de perpétuer et de mieux faire connaître les traditions des premiers peuples.

Son collègue et historien Éric Tremblay va même plus loin. Il pense que la toponymie devrait faire partie du programme scolaire. « On devrait même bien connaître l'endroit où on vit, on devrait l'enseigner aux enfants dès la petite école », explique-t-il.

Sources : Commission de toponymie du Québec et Gouvernement du Canada

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine