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Cinq enfants à sa belle-fille : la DPJ n’a commis aucune erreur

La vérification interne effectuée à la demande de la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse conclut que la Direction de la protection de la jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'a commis aucune erreur dans le dossier de l'homme qui a fait cinq enfants à la fille de sa conjointe.

De 1993 à 2013, l'homme a eu des relations sexuelles avec sa belle-fille, qui avait 14 ans quand l'histoire a commencé. Il lui a fait cinq enfants durant cette période, mais la jeune fille n'a jamais porté plainte.

C'est l'un des fils nés de ces relations qui a fini par dévoiler la situation, ce qui mené au dépôt d'accusations d'agressions sexuelles.

Le rapport obtenu par la loi sur l'accès à l'information dévoile que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a reçu un premier signalement le 12 janvier 2004, alors que quatre enfants étaient déjà nés des relations entre l'homme et sa belle-fille.

Selon le vérificateur Régean Bergeron, il n'y a eu aucun signalement à la DPJ avant, sans doute parce que le milieu familial était très fermé.

Le vérificateur ajoute que même si des doutes ont été soulevés concernant la situation qui prévalait, rien ne corroborait le fait qu'il se passait quoi que ce soit de répréhensible dans la famille.

Ce n'est que le 14 février 2013, à la suite du signalement effectué par l'un des fils, que la mère a accepté de témoigner à propos de son vécu et de celui de ses cinq enfants.

Ce témoignage a entraîné la mise en accusation du beau-père, qui a reconnu sa culpabilité aux accusations d'agressions sexuelles sur une mineure, et de voies de fait sur deux de ses enfants et sur leur mère.

Régean Bergeron souligne aussi que tout démontre que les règles d'intervention ont été respectées en tout point par les intervenantes de la DPJ, même si « le dossier a été fermé à quelques reprises quand il n'y avait plus présence de situation de compromission ».

Le vérificateur assure donc que « les processus et procédures ont été appliqués de façon rigoureuse et en conformité avec la loi sur la protection de la jeunesse, et cela, à toutes les étapes de l'intervention ». Il ne fait aucune recommandation.

Pour sa part, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CIUSSS) n'a pas souhaité commenter le rapport.

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