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Cinq ex-employés de Rio Tinto arrêtés à Alma

La Sûreté du Québec a mené une opération à Alma et a arrêté cinq ex-employés de Rio Tinto qui auraient reçu des pots-de-vin d'un ancien sous-traitant. Une sixième personne est recherchée.

Les ex-employés seraient reliés à un stratagème de fausses facturations impliquant un ancien sous-traitant de Rio Tinto.

« C'est un dossier qui remonte à 2014 alors qu'il y avait eu des perquisitions et suite à l'analyse du dossier, on a été en mesure de procéder à l'arrestation des individus qui étaient reliés à ce stratagème frauduleux qui était fait à l'endroit de la compagnie », précise le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jean Tremblay.

Une perquisition avait alors été menée aux bureaux de l'entreprise Services industriels HPL, dans l'arrondissement de Chicoutimi.

À la suite de son enquête interne, Rio Tinto avait congédié les six employés mêlés à cette affaire. L'entreprise a cependant dû en réembaucher un, la cour ayant estimé que le congédiement était excessif et que l'affaire n'avait pas nui à son employeur.

Le dossier des personnes arrêtées sera soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales qui décidera des chefs d'accusation. Les individus devraient comparaître par voie de sommation à une date qui reste à déterminer.

Une arrestation illégale?

L'avocat qui représente quatre des personnes arrêtées, Me Jean-Marc Fradette, est outré par ce qu'il considère comme une « arrestation illégale ». Il accuse carrément la Sûreté du Québec d'avoir procédé de cette façon dans le but de soutirer des aveux ou des déclarations incriminantes, alors que ces individus avaient déjà refusé de témoigner lors de l'enquête.

« Les policiers de la Sûreté du Québec, au lieu de se contenter de ce comportement tout à fait légal de ne pas aller les rencontrer, ont décidé d'intervenir comme si c'était des trafiquants de stupéfiants de haut niveau, en émettant des mandats d'entrés dans des maisons privées pour aller arrêter ces gens-là, mais sans mandat d'arrestation de quelque nature que ce soit, explique Me Fradette. On les a interrogés pendant des heures pour finalement les relâcher avec aucune accusation contre eux. »

Me Fradette ajoute qu'il est odieux que la SQ prétende avoir arrêté ces individus parce qu'ils ont commis des infractions, alors qu'ils ont été arrêtés seulement pour collaborer à l'enquête. De plus, il se demande jusqu'à quel point les pressions de Rio Tinto ont influencé l'intervention du corps policier. 

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