Le regroupement des syndicats de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) dénonce le style de gestion du recteur, les compressions budgétaires et la dégradation de leurs conditions de travail.

Les représentants syndicaux des employés ont pris la parole lors d'une conférence de presse, mercredi matin. Ils ont fait état d'une véritable crise entre les murs de l'établissement.

Les syndicats accusent le recteur Martin Gauthier et son adjoint Dominique Bouchard de n'avoir qu'une vision comptable dans leur gestion de l'université.

Ils soutiennent que la direction a déjà supprimé 32 postes de professeurs, que les classes sont surchargées, que plusieurs postes permanents sont devenus des postes à temps partiel, et que les coupes dans le personnel de soutien ont augmenté de façon considérable la charge de travail.

Le président des chargés de cours de l'UQAC, Richard Perreault, craint que cette restructuration se fasse au détriment de la qualité de l'enseignement.

« L'université, ce n'est pas un Wal-Mart, ce n'est pas une aluminerie non plus, a-t-il expliqué. Une université c'est là où on crée un savoir, là où on transfert le savoir. Ça permet aussi de créer l'avenir, l'avenir d'une société, et il ne faut pas la considérer comme la gestion d'une entreprise. »

Le président du syndicat des professeures de l'UQAC, Gilles Imbeau, constate pour sa part que les enseignants sont à bout de souffle. « Dans les quatre ou cinq années, on a vu une dégradation de notre climat de travail, dit-il. Les gens sont de moins en moins heureux. »

Lui et ses collègues dénoncent le fait que le recteur et son équipe ne souhaitent conserver que ce qui est rentable au sein de l'université.

Les syndicats dénoncent également le fait que la direction ait écarté le vice-recteur à l'enseignement, à la recherche et à la création, Mustapha Fahmi, d'un important comité devant se pencher sur la pérennité financière de l'UQAC. Celui-ci ne partageait pas la vision administrative de la direction.

La direction de l'UQAC a réagi rapidement aux critiques des syndicats en convoquant ses représentants à une rencontre en fin de journée.

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