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Conduire sous l'effet de l'alcool peut coûter très cher

Conduire en état d'ébriété peut avoir de lourdes conséquences. Une jeune femme de Saguenay l'a appris à ses dépens, alors qu'elle avait 25 ans.

Sophie, un nom fictif, sait très bien ce qu'est une erreur de jeunesse. Au printemps 2012, elle est sortie avec des amies. Elle avait prévu dormir chez l'une d'elles pour éviter de conduire avec les facultés affaiblies, mais son plan n'a pas fonctionné.

« Je suis partie en taxi jusque chez elle. Quand j'ai cogné à la porte, ça n'a pas répondu. Fait que j'ai pris le taxi pis je suis repartie à mon véhicule. Je pensais que j'étais correcte. Finalement, à deux coins de rue de chez moi, je me suis fait intercepter pour un stop mal fait. »

Comme il était tard dans la nuit et qu'elle avait consommé quelques verres, les policiers ont choisi de lui faire passer un test d'alcoolémie, qu'elle a échoué.

Les conséquences ne se font pas attendre. Son permis de conduire est suspendu, elle doit payer des amendes, elle a désormais un casier judiciaire et elle doit subir des examens pour évaluer le risque qu'elle représente sur la route.

« L'amende en soi, c'est entre 1000 $ et 1500 $. Tu rajoutes les frais d'avocat. Les frais d'avocat, c'est 1000 $ au-dessus, 1200 $ à peu près dans mon cas que ça a coûté. Mais la plus grosse surprise, ça a été les assurances. Les assurances, ça a passé d'une prime de 60 $ par mois à 250 $. Ça fait 3000 $ d'assurances par année. »

C'est sans compter l'éthylomètre qu'elle a dû faire installer dans son véhicule. Un anti-démarreur, qui lui a coûté environ 130 $ par mois pendant deux ans.

« Tu peux être sur une lumière, ça se met à sonner, t'as trois minutes pour souffler. C'est pas discret comme machine, c'est quand même volumineux, puis ça paraît. Ça paraît quand tu souffles là-dedans », affirme Sophie.

Elle évalue que sa mésaventure lui a coûté 16 000 $ jusqu'à présent. Ses primes d'assurances commencent à peine à baisser.

Situation fréquente

Sophie est loin d'être la seule à vivre pareille situation. L'an dernier, plus de 600 personnes ont été arrêtées au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors qu'elles conduisaient avec les facultés affaiblies.

L'avocat criminaliste Jean-Marc Fradette voit de tels dossiers toutes les semaines.

« Il y a beaucoup plus de délations, plus de dénonciations, beaucoup plus de communications facilitées, ce qui augmente le nombre d'arrestations. Ce n'est pas vraiment parce que les gens boivent plus, c'est important de le dire, mais ça indique quand même qu'il y a encore de mauvaises habitudes au niveau de l'alcool au volant, ça c'est sûr. »

Jean-Marc Fradette croit que les jeunes adoptent en grande majorité un comportement responsable lorsqu'ils prennent le volant. Pourtant, il resterait encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire.

« Ils représentent environ 10 % des titulaires de permis et commettent autour de 27 %, 28 % des infractions criminelles reliées à l'alcool. Alors c'est un nombre assez important », indique le porte-parole de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), Mario Vaillancourt.

Chose certaine, Sophie a appris sa leçon. Elle invite les conducteurs qui ont consommé de l'alcool à bien réfléchir avant de prendre le volant.

Elle ne veut plus jamais vivre ce qu'elle a vécu et prend maintenant toutes les dispositions nécessaires pour éviter que ça ne se reproduise.

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