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Confiscation du cellulaire : les réactions affluent après la mise en demeure d'un élève

La mise en demeure envoyée par le jeune Vincent Duguay à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a des échos jusqu'à Québec. En réaction à cette histoire, le ministre de l'Éducation a affirmé qu'il n'a pas l'intention d'intervenir dans le débat.

Le ministre Sébastien Proulx affirme que Québec ne s'en mêlera pas puisque c'est aux écoles d'encadrer l'utilisation des cellulaires.

Le jeune homme, qui demande à la commission scolaire de ne plus confisquer les cellulaires en dehors des heures de classe, se réjouit du débat suscité.

« Malgré toutes les insultes, surtout sur la publication Facebook, je vis bien avec ça, je suis content », ajoute-t-il.

L'élève de 15 ans, dont le cellulaire n’a jamais été saisi, juge néanmoins que les sanctions imposées pour l'utilisation du cellulaire en classe sont inconstitutionnelles.

Actuellement, l'école Charles-Gravel à Saguenay confisque le cellulaire des élèves fautifs pour 24 heures. Vincent Duguay propose plutôt une retenue.

Réaction de la Commission scolaire

Bien qu'elle estime que le document de Vincent Duguay soit bien rédigé, la présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Liz S. Gagné, croit que la punition imposée pour l'utilisation n'est pas si sévère.

« Ce n'est pas dramatique dans le fond. Écoutez, qu'un jeune se passe de son cellulaire toute la fin de semaine, ça va leur rafraîchir la mémoire de pas l'utiliser. Il va y penser la prochaine fois », explique Liz S. Gagné.

« Il soulève des points intéressants », selon un avocat

En entrevue à l'émission d'Isabelle Richer, Rémi Bourget, avocat en droit civil, commente la mise en demeure de Vincent Duguay.

La mise en demeure est en ce moment entre les mains du service juridique de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

D'après le reportage de Mélissa Savoie-Soulières

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