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Congrès de l’ACFAS : une occasion de faire connaître la recherche à la population

La présidente de l'ACFAS, Lyne Sauvageau, souligne l'importance de la recherche en région pour l'Association francophone pour le savoir.

« C’est le plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire francophone et ça a lieu cette semaine, ici, à Saguenay », lance dès le début de l’entretien la présidente de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), Lyne Sauvageau.

En entrevue avec Jean-Pierre Girard, de l’émission Y’a des matins, elle a rappelé que l’organisme a cette préoccupation d’assurer une présence en région.

« Depuis longtemps, l’ACFAS a comme politique d’alterner les congrès en milieu urbain et en région », a-t-elle souligné, rappelant que les villes universitaires comme Rimouski, Trois-Rivières et Sherbrooke ont accueilli ce congrès scientifique multidisciplinaire où le français est le point de convergence.

Une façon aussi de démontrer que le travail de recherche en région est impressionnant.

« Il est important pour la population de comprendre la richesse de la recherche qui se mène partout au Québec et puis la pertinence aussi pour les régions d’avoir des universités, l’importance pour le développement », soutient Lyne Sauvageau qui cite les travaux menés à l’UQAC en génétique des populations, sur l’aluminium, la forêt et en pharmaceutique avec les produits de la forêt boréale. Le congrès de l’ACFAS est bien sûr l’occasion pour les scientifiques de tous les horizons d’échanger sur leurs travaux. Cette multidisciplinarité est d’ailleurs à l’origine de la naissance de l’ACFAS, en 1923, et au cœur de la volonté exprimée par un de ses fondateurs, le frère Marie-Victorin.

L'importance de la vulgarisation

Mais rendre la science accessible au plus grand nombre de personnes possible est aussi un rôle que l’ACFAS prend très au sérieux.

« La partie vulgarisation, c’est quelque chose qui est fondamental à la mission et c’est fondamental aussi dans le congrès », assure Mme Sauvageau.

D’ailleurs les colloques et les présentations sont ouverts au public qui peut aussi assister au concours MT 180, au cours duquel des étudiants et chercheurs ont 3 minutes, 180 secondes, pour présenter une version vulgarisée de leur thèse de recherche.

D’ailleurs, les gagnants de ces présentations pourront se rendre en Suisse pour participer à la finale internationale de ce concours, « les Jeux olympiques de la vulgarisation scientifique », affirme la présidente de l’ACFAS.

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